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Chapitre I

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

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DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

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Les exercices physiques des élèves

1.3.6. Les exercices physiques des élèves

À partir du milieu du XVe siècle, les ouvrages ayant pour sujet les exercices physiques, la gymnastique ou les jeux sportifs deviennent de plus en plus nombreux. Les médecins et les pédagogues humanistes associent alors, dans leurs programmes, l’éducation du corps à celle de l’esprit. Cet essor des exercices physiques et la nécessité de les adjoindre à une formation intellectuelle sont inspirés par les conceptions antiques de l’éducation, résumées dans la phrase célèbre de Juvénal (90 et 127 ap. J.-C.) : Mens sana in copore sano, qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain ». En Italie, un humaniste florentin Leon Battista Alberti publie, vers 1433-1437, un traité intitulé De la Famille (I Libri della Famiglia). Dans ce traité consacré à l’éducation des enfants, il souligne à plusieurs reprises l’importance des exercices physiques : C’est pourquoi il faut commencer à habituer les enfants à des choses pénibles et ardues […]. Et pour cela, il est bon d’exercer leur corps et leur entendement ; et il ne serait pas aisé de louer assez l’exercice et de montrer à quel point il est utile et fort nécessaire en toute chose

Au XVIe siècle, les auteurs humanistes comme Érasme, Rabelais ou Montaigne reprennent cette conception d’une éducation qui stimule régulièrement aussi bien l’esprit que le corps. L’éducation de Gargantua par le pédagogue humaniste Ponocrates en est un bon exemple. Ce dernier fait intervenir l’écuyer Gymnaste pour soumettre le jeune garçon – qui est aussi un géant et un prince – à un entraînement aux armes, à la lutte, mais qui inclut aussi des parties de jeu de paume, de jeux de balles, des courses, des sauts et de la natation ! Faire pratiquer aux enfants des exercices physiques avait aussi un rôle hygiénique, puisqu’après avoir suffisamment sué, Gargantua était très bien essuyé et frotté et changeait de chemise.

Le médecin et pédagogue humaniste Simon de Vallembert, au milieu du XVIe siècle, prône dans son ouvrage Cinq livres de la manière, de nourrir et de gouverner les enfants dès leur naissance une éducation complète des enfants qui prend en considération tant l’esprit que le corps. Dès le premier âge de l’enfance, et même avant le sevrage, Simon de Vallambert insiste sur la nécessité de l’exercice et récréation des sentiments corporels de l’enfant et de faire ébattre et prendre exercice à l’enfant. Ces exercices, peu violents, servent ainsi à réveiller le corps du petit enfant.

À partir de sept ans, il est alors temps de renforcer ce corps : Ce n’est assez d’exercer et recréer l’enfant par le frottement et mouvement de ses membres et de tout son corps : il est expédiant pareillement l’accoutumer avec plaisir dabs les opérations et sentiments d’iceux, à fin que, comme les parties sensitives sont rendues plus fortes et plus saines par exercice, aussi leurs actions soient plus parfaites et meilleures par icelui.

Pour l’enfant étant plus âgé, Vallambert fait aussi intervenir un sentiment moral dans l’exercice physique. Nos sociétés contemporaines statiques devraient garder les paroles de Simon de Vallambert en mémoire : faire du sport rend le corps meilleur et par conséquent les actions de l’enfant le seront également.

Les exercices physiques des élèves

1.3.6. Les exercices physiques des élèves

À partir du milieu du XVe siècle, les ouvrages ayant pour sujet les exercices physiques, la gymnastique ou les jeux sportifs deviennent de plus en plus nombreux. Les médecins et les pédagogues humanistes associent alors, dans leurs programmes, l’éducation du corps à celle de l’esprit. Cet essor des exercices physiques et la nécessité de les adjoindre à une formation intellectuelle sont inspirés par les conceptions antiques de l’éducation, résumées dans la phrase célèbre de Juvénal (90 et 127 ap. J.-C.) : Mens sana in copore sano, qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain ». En Italie, un humaniste florentin Leon Battista Alberti publie, vers 1433-1437, un traité intitulé De la Famille (I Libri della Famiglia). Dans ce traité consacré à l’éducation des enfants, il souligne à plusieurs reprises l’importance des exercices physiques : C’est pourquoi il faut commencer à habituer les enfants à des choses pénibles et ardues […]. Et pour cela, il est bon d’exercer leur corps et leur entendement ; et il ne serait pas aisé de louer assez l’exercice et de montrer à quel point il est utile et fort nécessaire en toute chose

Au XVIe siècle, les auteurs humanistes comme Érasme, Rabelais ou Montaigne reprennent cette conception d’une éducation qui stimule régulièrement aussi bien l’esprit que le corps. L’éducation de Gargantua par le pédagogue humaniste Ponocrates en est un bon exemple. Ce dernier fait intervenir l’écuyer Gymnaste pour soumettre le jeune garçon – qui est aussi un géant et un prince – à un entraînement aux armes, à la lutte, mais qui inclut aussi des parties de jeu de paume, de jeux de balles, des courses, des sauts et de la natation ! Faire pratiquer aux enfants des exercices physiques avait aussi un rôle hygiénique, puisqu’après avoir suffisamment sué, Gargantua était très bien essuyé et frotté et changeait de chemise.

Le médecin et pédagogue humaniste Simon de Vallembert, au milieu du XVIe siècle, prône dans son ouvrage Cinq livres de la manière, de nourrir et de gouverner les enfants dès leur naissance une éducation complète des enfants qui prend en considération tant l’esprit que le corps. Dès le premier âge de l’enfance, et même avant le sevrage, Simon de Vallambert insiste sur la nécessité de l’exercice et récréation des sentiments corporels de l’enfant et de faire ébattre et prendre exercice à l’enfant. Ces exercices, peu violents, servent ainsi à réveiller le corps du petit enfant.

À partir de sept ans, il est alors temps de renforcer ce corps : Ce n’est assez d’exercer et recréer l’enfant par le frottement et mouvement de ses membres et de tout son corps : il est expédiant pareillement l’accoutumer avec plaisir dabs les opérations et sentiments d’iceux, à fin que, comme les parties sensitives sont rendues plus fortes et plus saines par exercice, aussi leurs actions soient plus parfaites et meilleures par icelui.

Pour l’enfant étant plus âgé, Vallambert fait aussi intervenir un sentiment moral dans l’exercice physique. Nos sociétés contemporaines statiques devraient garder les paroles de Simon de Vallambert en mémoire : faire du sport rend le corps meilleur et par conséquent les actions de l’enfant le seront également.

Les exercices physiques des élèves

1.3.6. Les exercices physiques des élèves

À partir du milieu du XVe siècle, les ouvrages ayant pour sujet les exercices physiques, la gymnastique ou les jeux sportifs deviennent de plus en plus nombreux. Les médecins et les pédagogues humanistes associent alors, dans leurs programmes, l’éducation du corps à celle de l’esprit. Cet essor des exercices physiques et la nécessité de les adjoindre à une formation intellectuelle sont inspirés par les conceptions antiques de l’éducation, résumées dans la phrase célèbre de Juvénal (90 et 127 ap. J.-C.) : Mens sana in copore sano, qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain ». En Italie, un humaniste florentin Leon Battista Alberti publie, vers 1433-1437, un traité intitulé De la Famille (I Libri della Famiglia). Dans ce traité consacré à l’éducation des enfants, il souligne à plusieurs reprises l’importance des exercices physiques : C’est pourquoi il faut commencer à habituer les enfants à des choses pénibles et ardues […]. Et pour cela, il est bon d’exercer leur corps et leur entendement ; et il ne serait pas aisé de louer assez l’exercice et de montrer à quel point il est utile et fort nécessaire en toute chose

Au XVIe siècle, les auteurs humanistes comme Érasme, Rabelais ou Montaigne reprennent cette conception d’une éducation qui stimule régulièrement aussi bien l’esprit que le corps. L’éducation de Gargantua par le pédagogue humaniste Ponocrates en est un bon exemple. Ce dernier fait intervenir l’écuyer Gymnaste pour soumettre le jeune garçon – qui est aussi un géant et un prince – à un entraînement aux armes, à la lutte, mais qui inclut aussi des parties de jeu de paume, de jeux de balles, des courses, des sauts et de la natation ! Faire pratiquer aux enfants des exercices physiques avait aussi un rôle hygiénique, puisqu’après avoir suffisamment sué, Gargantua était très bien essuyé et frotté et changeait de chemise.

Le médecin et pédagogue humaniste Simon de Vallembert, au milieu du XVIe siècle, prône dans son ouvrage Cinq livres de la manière, de nourrir et de gouverner les enfants dès leur naissance une éducation complète des enfants qui prend en considération tant l’esprit que le corps. Dès le premier âge de l’enfance, et même avant le sevrage, Simon de Vallambert insiste sur la nécessité de l’exercice et récréation des sentiments corporels de l’enfant et de faire ébattre et prendre exercice à l’enfant. Ces exercices, peu violents, servent ainsi à réveiller le corps du petit enfant.

À partir de sept ans, il est alors temps de renforcer ce corps : Ce n’est assez d’exercer et recréer l’enfant par le frottement et mouvement de ses membres et de tout son corps : il est expédiant pareillement l’accoutumer avec plaisir dabs les opérations et sentiments d’iceux, à fin que, comme les parties sensitives sont rendues plus fortes et plus saines par exercice, aussi leurs actions soient plus parfaites et meilleures par icelui.

Pour l’enfant étant plus âgé, Vallambert fait aussi intervenir un sentiment moral dans l’exercice physique. Nos sociétés contemporaines statiques devraient garder les paroles de Simon de Vallambert en mémoire : faire du sport rend le corps meilleur et par conséquent les actions de l’enfant le seront également.

À CONSULTER...

Les exercices physiques des élèves

1.3.6. Les exercices physiques des élèves

À partir du milieu du XVe siècle, les ouvrages ayant pour sujet les exercices physiques, la gymnastique ou les jeux sportifs deviennent de plus en plus nombreux. Les médecins et les pédagogues humanistes associent alors, dans leurs programmes, l’éducation du corps à celle de l’esprit. Cet essor des exercices physiques et la nécessité de les adjoindre à une formation intellectuelle sont inspirés par les conceptions antiques de l’éducation, résumées dans la phrase célèbre de Juvénal (90 et 127 ap. J.-C.) : Mens sana in copore sano, qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain ». En Italie, un humaniste florentin Leon Battista Alberti publie, vers 1433-1437, un traité intitulé De la Famille (I Libri della Famiglia). Dans ce traité consacré à l’éducation des enfants, il souligne à plusieurs reprises l’importance des exercices physiques : C’est pourquoi il faut commencer à habituer les enfants à des choses pénibles et ardues […]. Et pour cela, il est bon d’exercer leur corps et leur entendement ; et il ne serait pas aisé de louer assez l’exercice et de montrer à quel point il est utile et fort nécessaire en toute chose

Au XVIe siècle, les auteurs humanistes comme Érasme, Rabelais ou Montaigne reprennent cette conception d’une éducation qui stimule régulièrement aussi bien l’esprit que le corps. L’éducation de Gargantua par le pédagogue humaniste Ponocrates en est un bon exemple. Ce dernier fait intervenir l’écuyer Gymnaste pour soumettre le jeune garçon – qui est aussi un géant et un prince – à un entraînement aux armes, à la lutte, mais qui inclut aussi des parties de jeu de paume, de jeux de balles, des courses, des sauts et de la natation ! Faire pratiquer aux enfants des exercices physiques avait aussi un rôle hygiénique, puisqu’après avoir suffisamment sué, Gargantua était très bien essuyé et frotté et changeait de chemise.

Le médecin et pédagogue humaniste Simon de Vallembert, au milieu du XVIe siècle, prône dans son ouvrage Cinq livres de la manière, de nourrir et de gouverner les enfants dès leur naissance une éducation complète des enfants qui prend en considération tant l’esprit que le corps. Dès le premier âge de l’enfance, et même avant le sevrage, Simon de Vallambert insiste sur la nécessité de l’exercice et récréation des sentiments corporels de l’enfant et de faire ébattre et prendre exercice à l’enfant. Ces exercices, peu violents, servent ainsi à réveiller le corps du petit enfant.

À partir de sept ans, il est alors temps de renforcer ce corps : Ce n’est assez d’exercer et recréer l’enfant par le frottement et mouvement de ses membres et de tout son corps : il est expédiant pareillement l’accoutumer avec plaisir dabs les opérations et sentiments d’iceux, à fin que, comme les parties sensitives sont rendues plus fortes et plus saines par exercice, aussi leurs actions soient plus parfaites et meilleures par icelui.

Pour l’enfant étant plus âgé, Vallambert fait aussi intervenir un sentiment moral dans l’exercice physique. Nos sociétés contemporaines statiques devraient garder les paroles de Simon de Vallambert en mémoire : faire du sport rend le corps meilleur et par conséquent les actions de l’enfant le seront également.

Enfances Humanistes

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