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Chapitre I

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

NOUVEAUX LIEUX, NOUVELLES INSTITUTIONS

DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

BIBLIOTHÈQUE SONORE

Instruire et divertir

1.3.7.1. Instruire et divertir

Les enfants jouaient à la Renaissance comme ils jouent aujourd’hui, même s’ils étaient sans doute davantage sollicités pour des tâches laborieuses. Le jeu était en outre un élément important de la réflexion des pédagogues qui lui attribuaient plusieurs fonctions (FIG. 1). La principale était la récréation. Mais le jeu ne servait pas à s’amuser, mais à redonner aux enfants l’énergie perdue, à restaurer leur concentration nécessaire à l’étude. Pour bien travailler, il fallait donc jouer d’abord !

Le jeu pouvait également être un outil d’apprentissage, notamment pour les jeunes princes. À la manière d’un jeu de rôle, l’enfant, futur souverain, était élu roi par ses camarades et il devait alors faire comme s’il gouvernait son futur royaume. Cela permettait aux dauphins d’apprendre à exercer leur autorité et d’oser prendre des décisions sans craindre les conséquences. Ce n’était qu’un jeu.

Certains jeux, que nous connaissons en tant que divertissements, pouvaient, à la Renaissance, avoir une valeur éducative. C’est le cas par exemple de certains jeux de l’oie historiques ou géographiques (chaque case permettant à l’enfant de connaître un événement historique ou un lieu géographique) (Fig. 2) ou de jeux de cartes pédagogiques, avec l’effigie des rois et reines de France. De nombreux pédagogues humanistes comme Leon Battista Alberti, Érasme ou Vivès insistaient sur les jeux comme moyens d’observer et de tester les enfants, et plus précisément les garçons. Ce regard porté sur les enfants à travers l’activité de jouer permet de mieux connaître leur nature psychologique. Un enfant calme serait destiné à l’étude et à un métier intellectuel, alors qu’un enfant qui joue de manière agitée, court et saute, montrerait déjà des aptitudes pour une future carrière militaire.

Il existait cependant des jeux et des jouets qui possédaient une dimension plus ludique. Certains étaient destinés aux petites filles : c’est le cas des poupées (FIG. 3), qui pouvaient être en bois et habillées, ou faites de chiffons. Mais les pédagogues et les parents préféraient voir les petites filles jouer avec de petits outils de maison afin qu’elles puissent apprendre les noms et fonctions de chacun. Pour les filles, même dans les jeux, les tâches qu’elles auront à assumer adultes ne sont jamais loin.

En Italie au XVe siècle, certains pédagogues trouvaient contraire aux comportements prônés par l’éducation religieuse de voir de petits chevaux de bois (FIG. 4) ou des oiseaux factices dans les mains des enfants. Les enfants – et surtout les garçons – pouvaient jouer aussi aux osselets ou aux dés, au moulinet avec un moulin à vent, un jouet offert par ses nourrices à Gargantua. Le jeu du cerceau était également apprécié par les enfants : il s’agissait de lancer un cerceau, fait d’un cerclage de tonneau, et de le conduire avec un petit bâton. Autre jeu également très en vogue à la Renaissance : la toupie. Il s’agit d’un jeu très ancien, que l’on trouvait déjà en Grèce antique. L’enfance est l’âge du jeu comme le prouvent les représentations des âges de la vie où l’infantia (petite enfance) est très souvent illustrée par des enfants qui jouent à la toupie, à la balle ou au cheval de bois (FIG. 5).

Instruire et divertir

1.3.7.1. Instruire et divertir

Les enfants jouaient à la Renaissance comme ils jouent aujourd’hui, même s’ils étaient sans doute davantage sollicités pour des tâches laborieuses. Le jeu était en outre un élément important de la réflexion des pédagogues qui lui attribuaient plusieurs fonctions (FIG. 1). La principale était la récréation. Mais le jeu ne servait pas à s’amuser, mais à redonner aux enfants l’énergie perdue, à restaurer leur concentration nécessaire à l’étude. Pour bien travailler, il fallait donc jouer d’abord !

Le jeu pouvait également être un outil d’apprentissage, notamment pour les jeunes princes. À la manière d’un jeu de rôle, l’enfant, futur souverain, était élu roi par ses camarades et il devait alors faire comme s’il gouvernait son futur royaume. Cela permettait aux dauphins d’apprendre à exercer leur autorité et d’oser prendre des décisions sans craindre les conséquences. Ce n’était qu’un jeu.

Certains jeux, que nous connaissons en tant que divertissements, pouvaient, à la Renaissance, avoir une valeur éducative. C’est le cas par exemple de certains jeux de l’oie historiques ou géographiques (chaque case permettant à l’enfant de connaître un événement historique ou un lieu géographique) (Fig. 2) ou de jeux de cartes pédagogiques, avec l’effigie des rois et reines de France. De nombreux pédagogues humanistes comme Leon Battista Alberti, Érasme ou Vivès insistaient sur les jeux comme moyens d’observer et de tester les enfants, et plus précisément les garçons. Ce regard porté sur les enfants à travers l’activité de jouer permet de mieux connaître leur nature psychologique. Un enfant calme serait destiné à l’étude et à un métier intellectuel, alors qu’un enfant qui joue de manière agitée, court et saute, montrerait déjà des aptitudes pour une future carrière militaire.

Il existait cependant des jeux et des jouets qui possédaient une dimension plus ludique. Certains étaient destinés aux petites filles : c’est le cas des poupées (FIG. 3), qui pouvaient être en bois et habillées, ou faites de chiffons. Mais les pédagogues et les parents préféraient voir les petites filles jouer avec de petits outils de maison afin qu’elles puissent apprendre les noms et fonctions de chacun. Pour les filles, même dans les jeux, les tâches qu’elles auront à assumer adultes ne sont jamais loin.

En Italie au XVe siècle, certains pédagogues trouvaient contraire aux comportements prônés par l’éducation religieuse de voir de petits chevaux de bois (FIG. 4) ou des oiseaux factices dans les mains des enfants. Les enfants – et surtout les garçons – pouvaient jouer aussi aux osselets ou aux dés, au moulinet avec un moulin à vent, un jouet offert par ses nourrices à Gargantua. Le jeu du cerceau était également apprécié par les enfants : il s’agissait de lancer un cerceau, fait d’un cerclage de tonneau, et de le conduire avec un petit bâton. Autre jeu également très en vogue à la Renaissance : la toupie. Il s’agit d’un jeu très ancien, que l’on trouvait déjà en Grèce antique. L’enfance est l’âge du jeu comme le prouvent les représentations des âges de la vie où l’infantia (petite enfance) est très souvent illustrée par des enfants qui jouent à la toupie, à la balle ou au cheval de bois (FIG. 5).

Instruire et divertir

1.3.7.1. Instruire et divertir

Les enfants jouaient à la Renaissance comme ils jouent aujourd’hui, même s’ils étaient sans doute davantage sollicités pour des tâches laborieuses. Le jeu était en outre un élément important de la réflexion des pédagogues qui lui attribuaient plusieurs fonctions (FIG. 1). La principale était la récréation. Mais le jeu ne servait pas à s’amuser, mais à redonner aux enfants l’énergie perdue, à restaurer leur concentration nécessaire à l’étude. Pour bien travailler, il fallait donc jouer d’abord !

Le jeu pouvait également être un outil d’apprentissage, notamment pour les jeunes princes. À la manière d’un jeu de rôle, l’enfant, futur souverain, était élu roi par ses camarades et il devait alors faire comme s’il gouvernait son futur royaume. Cela permettait aux dauphins d’apprendre à exercer leur autorité et d’oser prendre des décisions sans craindre les conséquences. Ce n’était qu’un jeu.

Certains jeux, que nous connaissons en tant que divertissements, pouvaient, à la Renaissance, avoir une valeur éducative. C’est le cas par exemple de certains jeux de l’oie historiques ou géographiques (chaque case permettant à l’enfant de connaître un événement historique ou un lieu géographique) (Fig. 2) ou de jeux de cartes pédagogiques, avec l’effigie des rois et reines de France. De nombreux pédagogues humanistes comme Leon Battista Alberti, Érasme ou Vivès insistaient sur les jeux comme moyens d’observer et de tester les enfants, et plus précisément les garçons. Ce regard porté sur les enfants à travers l’activité de jouer permet de mieux connaître leur nature psychologique. Un enfant calme serait destiné à l’étude et à un métier intellectuel, alors qu’un enfant qui joue de manière agitée, court et saute, montrerait déjà des aptitudes pour une future carrière militaire.

Il existait cependant des jeux et des jouets qui possédaient une dimension plus ludique. Certains étaient destinés aux petites filles : c’est le cas des poupées (FIG. 3), qui pouvaient être en bois et habillées, ou faites de chiffons. Mais les pédagogues et les parents préféraient voir les petites filles jouer avec de petits outils de maison afin qu’elles puissent apprendre les noms et fonctions de chacun. Pour les filles, même dans les jeux, les tâches qu’elles auront à assumer adultes ne sont jamais loin.

En Italie au XVe siècle, certains pédagogues trouvaient contraire aux comportements prônés par l’éducation religieuse de voir de petits chevaux de bois (FIG. 4) ou des oiseaux factices dans les mains des enfants. Les enfants – et surtout les garçons – pouvaient jouer aussi aux osselets ou aux dés, au moulinet avec un moulin à vent, un jouet offert par ses nourrices à Gargantua. Le jeu du cerceau était également apprécié par les enfants : il s’agissait de lancer un cerceau, fait d’un cerclage de tonneau, et de le conduire avec un petit bâton. Autre jeu également très en vogue à la Renaissance : la toupie. Il s’agit d’un jeu très ancien, que l’on trouvait déjà en Grèce antique. L’enfance est l’âge du jeu comme le prouvent les représentations des âges de la vie où l’infantia (petite enfance) est très souvent illustrée par des enfants qui jouent à la toupie, à la balle ou au cheval de bois (FIG. 5).

À CONSULTER...

Instruire et divertir

1.3.7.1. Instruire et divertir

Les enfants jouaient à la Renaissance comme ils jouent aujourd’hui, même s’ils étaient sans doute davantage sollicités pour des tâches laborieuses. Le jeu était en outre un élément important de la réflexion des pédagogues qui lui attribuaient plusieurs fonctions (FIG. 1). La principale était la récréation. Mais le jeu ne servait pas à s’amuser, mais à redonner aux enfants l’énergie perdue, à restaurer leur concentration nécessaire à l’étude. Pour bien travailler, il fallait donc jouer d’abord !

Le jeu pouvait également être un outil d’apprentissage, notamment pour les jeunes princes. À la manière d’un jeu de rôle, l’enfant, futur souverain, était élu roi par ses camarades et il devait alors faire comme s’il gouvernait son futur royaume. Cela permettait aux dauphins d’apprendre à exercer leur autorité et d’oser prendre des décisions sans craindre les conséquences. Ce n’était qu’un jeu.

Certains jeux, que nous connaissons en tant que divertissements, pouvaient, à la Renaissance, avoir une valeur éducative. C’est le cas par exemple de certains jeux de l’oie historiques ou géographiques (chaque case permettant à l’enfant de connaître un événement historique ou un lieu géographique) (Fig. 2) ou de jeux de cartes pédagogiques, avec l’effigie des rois et reines de France. De nombreux pédagogues humanistes comme Leon Battista Alberti, Érasme ou Vivès insistaient sur les jeux comme moyens d’observer et de tester les enfants, et plus précisément les garçons. Ce regard porté sur les enfants à travers l’activité de jouer permet de mieux connaître leur nature psychologique. Un enfant calme serait destiné à l’étude et à un métier intellectuel, alors qu’un enfant qui joue de manière agitée, court et saute, montrerait déjà des aptitudes pour une future carrière militaire.

Il existait cependant des jeux et des jouets qui possédaient une dimension plus ludique. Certains étaient destinés aux petites filles : c’est le cas des poupées (FIG. 3), qui pouvaient être en bois et habillées, ou faites de chiffons. Mais les pédagogues et les parents préféraient voir les petites filles jouer avec de petits outils de maison afin qu’elles puissent apprendre les noms et fonctions de chacun. Pour les filles, même dans les jeux, les tâches qu’elles auront à assumer adultes ne sont jamais loin.

En Italie au XVe siècle, certains pédagogues trouvaient contraire aux comportements prônés par l’éducation religieuse de voir de petits chevaux de bois (FIG. 4) ou des oiseaux factices dans les mains des enfants. Les enfants – et surtout les garçons – pouvaient jouer aussi aux osselets ou aux dés, au moulinet avec un moulin à vent, un jouet offert par ses nourrices à Gargantua. Le jeu du cerceau était également apprécié par les enfants : il s’agissait de lancer un cerceau, fait d’un cerclage de tonneau, et de le conduire avec un petit bâton. Autre jeu également très en vogue à la Renaissance : la toupie. Il s’agit d’un jeu très ancien, que l’on trouvait déjà en Grèce antique. L’enfance est l’âge du jeu comme le prouvent les représentations des âges de la vie où l’infantia (petite enfance) est très souvent illustrée par des enfants qui jouent à la toupie, à la balle ou au cheval de bois (FIG. 5).

Plan de l’exposition :

Enfances Humanistes

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