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Chapitre I

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

NOUVEAUX LIEUX, NOUVELLES INSTITUTIONS

DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

BIBLIOTHÈQUE SONORE

Dresser, éduquer, civiliser

1.2.6. Dresser, éduquer, civiliser

Peu de choses sépare le petit enfant du jeune chiot avec lequel il prend plaisir à jouer. C’est ce qui apparaît à la lecture du chapitre sur la prime enfance du géant Gargantua : celui-ci laisse ses frétillants compagnons de jeux se servir sans vergogne dans son écuelle et se frotte à eux dans des caresses réciproques où des babines sont léchées et des nez égratignés.
Que l’enfant et le chiot aient beaucoup en commun, c’est aussi ce que laisse entendre le contemporain de Rabelais qu’est l’humaniste Juan Luis Vivès (1492-1540). Dans ses Dialogues latins (1538), dont le propos est très concret, sont abordées les règles d’hygiène concernant l’enfant : comment se peigner, se laver, se vêtir. On y évoque aussi les règles de maintien dans les situations de la vie quotidienne : se tenir droit, faire la révérence, être modeste et circonspect devant un supérieur, etc.
L’auteur brosse autant de petites scènes prises sur le vif. Ce faisant, nous voici dans le foyer du jeune Tullius : le garçon est accueilli par son petit chien, Ruscio, qui lui fait fête en remuant la queue. Alors que l’enfant, tout excité, propose à manger à son chien tout en s’extasiant sur son intelligence, le père du garçon intervient et lui demande s’il pourrait dire en quoi il est vraiment différent de son animal de compagnie.

L’enfant reste perplexe. En vérité, tant qu’il n’est pas allé à l’école, il tient de la bête plus que de l’homme. C’est pourquoi le père s’empresse de conduire son fils au collège et en saluant le maître, il a ce mot révélateur : J’amène ce mien fils vers vous, afin que d’une bête vous fassiez un homme.

À partir du XVIe siècle, se multiplient en Europe les manuels de civilité et autres traités de savoir-vivre à destination des jeunes personnes.

Pas question de laisser son fils traîner dans les rues et s’adonner au jeu, comme le font les gueux ou les jeunes pages débauchés des romans picaresques du XVIIe siècle

Dresser, éduquer, civiliser

1.2.6. Dresser, éduquer, civiliser

Peu de choses sépare le petit enfant du jeune chiot avec lequel il prend plaisir à jouer. C’est ce qui apparaît à la lecture du chapitre sur la prime enfance du géant Gargantua : celui-ci laisse ses frétillants compagnons de jeux se servir sans vergogne dans son écuelle et se frotte à eux dans des caresses réciproques où des babines sont léchées et des nez égratignés.
Que l’enfant et le chiot aient beaucoup en commun, c’est aussi ce que laisse entendre le contemporain de Rabelais qu’est l’humaniste Juan Luis Vivès (1492-1540). Dans ses Dialogues latins (1538), dont le propos est très concret, sont abordées les règles d’hygiène concernant l’enfant : comment se peigner, se laver, se vêtir. On y évoque aussi les règles de maintien dans les situations de la vie quotidienne : se tenir droit, faire la révérence, être modeste et circonspect devant un supérieur, etc.
L’auteur brosse autant de petites scènes prises sur le vif. Ce faisant, nous voici dans le foyer du jeune Tullius : le garçon est accueilli par son petit chien, Ruscio, qui lui fait fête en remuant la queue. Alors que l’enfant, tout excité, propose à manger à son chien tout en s’extasiant sur son intelligence, le père du garçon intervient et lui demande s’il pourrait dire en quoi il est vraiment différent de son animal de compagnie.

L’enfant reste perplexe. En vérité, tant qu’il n’est pas allé à l’école, il tient de la bête plus que de l’homme. C’est pourquoi le père s’empresse de conduire son fils au collège et en saluant le maître, il a ce mot révélateur : J’amène ce mien fils vers vous, afin que d’une bête vous fassiez un homme.

À partir du XVIe siècle, se multiplient en Europe les manuels de civilité et autres traités de savoir-vivre à destination des jeunes personnes.

Pas question de laisser son fils traîner dans les rues et s’adonner au jeu, comme le font les gueux ou les jeunes pages débauchés des romans picaresques du XVIIe siècle

Dresser, éduquer, civiliser

1.2.6. Dresser, éduquer, civiliser

Peu de choses sépare le petit enfant du jeune chiot avec lequel il prend plaisir à jouer. C’est ce qui apparaît à la lecture du chapitre sur la prime enfance du géant Gargantua : celui-ci laisse ses frétillants compagnons de jeux se servir sans vergogne dans son écuelle et se frotte à eux dans des caresses réciproques où des babines sont léchées et des nez égratignés.
Que l’enfant et le chiot aient beaucoup en commun, c’est aussi ce que laisse entendre le contemporain de Rabelais qu’est l’humaniste Juan Luis Vivès (1492-1540). Dans ses Dialogues latins (1538), dont le propos est très concret, sont abordées les règles d’hygiène concernant l’enfant : comment se peigner, se laver, se vêtir. On y évoque aussi les règles de maintien dans les situations de la vie quotidienne : se tenir droit, faire la révérence, être modeste et circonspect devant un supérieur, etc.
L’auteur brosse autant de petites scènes prises sur le vif. Ce faisant, nous voici dans le foyer du jeune Tullius : le garçon est accueilli par son petit chien, Ruscio, qui lui fait fête en remuant la queue. Alors que l’enfant, tout excité, propose à manger à son chien tout en s’extasiant sur son intelligence, le père du garçon intervient et lui demande s’il pourrait dire en quoi il est vraiment différent de son animal de compagnie.

L’enfant reste perplexe. En vérité, tant qu’il n’est pas allé à l’école, il tient de la bête plus que de l’homme. C’est pourquoi le père s’empresse de conduire son fils au collège et en saluant le maître, il a ce mot révélateur : J’amène ce mien fils vers vous, afin que d’une bête vous fassiez un homme.

À partir du XVIe siècle, se multiplient en Europe les manuels de civilité et autres traités de savoir-vivre à destination des jeunes personnes.

Pas question de laisser son fils traîner dans les rues et s’adonner au jeu, comme le font les gueux ou les jeunes pages débauchés des romans picaresques du XVIIe siècle

À CONSULTER...

Dresser, éduquer, civiliser

1.2.6. Dresser, éduquer, civiliser

Peu de choses sépare le petit enfant du jeune chiot avec lequel il prend plaisir à jouer. C’est ce qui apparaît à la lecture du chapitre sur la prime enfance du géant Gargantua : celui-ci laisse ses frétillants compagnons de jeux se servir sans vergogne dans son écuelle et se frotte à eux dans des caresses réciproques où des babines sont léchées et des nez égratignés.
Que l’enfant et le chiot aient beaucoup en commun, c’est aussi ce que laisse entendre le contemporain de Rabelais qu’est l’humaniste Juan Luis Vivès (1492-1540). Dans ses Dialogues latins (1538), dont le propos est très concret, sont abordées les règles d’hygiène concernant l’enfant : comment se peigner, se laver, se vêtir. On y évoque aussi les règles de maintien dans les situations de la vie quotidienne : se tenir droit, faire la révérence, être modeste et circonspect devant un supérieur, etc.
L’auteur brosse autant de petites scènes prises sur le vif. Ce faisant, nous voici dans le foyer du jeune Tullius : le garçon est accueilli par son petit chien, Ruscio, qui lui fait fête en remuant la queue. Alors que l’enfant, tout excité, propose à manger à son chien tout en s’extasiant sur son intelligence, le père du garçon intervient et lui demande s’il pourrait dire en quoi il est vraiment différent de son animal de compagnie.

L’enfant reste perplexe. En vérité, tant qu’il n’est pas allé à l’école, il tient de la bête plus que de l’homme. C’est pourquoi le père s’empresse de conduire son fils au collège et en saluant le maître, il a ce mot révélateur : J’amène ce mien fils vers vous, afin que d’une bête vous fassiez un homme.

À partir du XVIe siècle, se multiplient en Europe les manuels de civilité et autres traités de savoir-vivre à destination des jeunes personnes.

Pas question de laisser son fils traîner dans les rues et s’adonner au jeu, comme le font les gueux ou les jeunes pages débauchés des romans picaresques du XVIIe siècle

Plan de l’exposition :

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

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