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Chapitre III

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

NOUVEAUX LIEUX, NOUVELLES INSTITUTIONS

DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

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Marie de Gournay, une self-made woman

 

3.9. Marie de Gournay

Le programme pédagogique prévu pour les filles par les humanistes est différent de celui des garçons. Une fille est censée connaître les rudiments tels que la lecture, l’écriture et le calcul, mais l’apprentissage du latin et des humanités ne lui est pas nécessaire. Le destin de Marie de Gournay, une jeune fille issue de la petite noblesse parisienne, est bien différent. Marie Le Jars naît à Paris en 1565. Après la mort de son père en 1578, elle grandit dans la seigneurie à Gournay-sur-Aronde en Picardie, un endroit reculé où elle ne peut pas obtenir d’éducation formelle.

Sa mère éprouve de l’aversion pour les lettres et néglige les inclinations intellectuelles de sa fille. Marie apprend le latin toute seule, sans disposer d’une grammaire ni d’aide d’un précepteur, tout simplement en comparant les textes originaux aux traductions françaises. Elle se livre à des exercices de traduction du latin en français. Elle admire Ronsard et les poètes de la Pléiade, se passionne pour Plutarque et les auteurs stoïciens. À l’issue de cette enfance peu commune pour une jeune fille, elle met la main sur un livre encore peu connu à l’époque, les Essais de Montaigne... Nous connaissons la suite de cette histoire. Fascinée par l’œuvre et son auteur, la jeune fille se lie d’amitié avec Montaigne et devient sa « fille d’alliance » et éditrice. Devenue une femme de lettres réputée, elle revient sur la question de l’éducation des filles. Privées de la connaissance du latin et des textes anciens, elles sont nourries d’ignorance et destinées au mutisme. Les filles, semble dire Marie de Gournay, elles aussi, ont le droit de devenir humanistes  !

Marie de Gournay, une self-made woman

 

3.9. Marie de Gournay

Le programme pédagogique prévu pour les filles par les humanistes est différent de celui des garçons. Une fille est censée connaître les rudiments tels que la lecture, l’écriture et le calcul, mais l’apprentissage du latin et des humanités ne lui est pas nécessaire. Le destin de Marie de Gournay, une jeune fille issue de la petite noblesse parisienne, est bien différent. Marie Le Jars naît à Paris en 1565. Après la mort de son père en 1578, elle grandit dans la seigneurie à Gournay-sur-Aronde en Picardie, un endroit reculé où elle ne peut pas obtenir d’éducation formelle.

Sa mère éprouve de l’aversion pour les lettres et néglige les inclinations intellectuelles de sa fille. Marie apprend le latin toute seule, sans disposer d’une grammaire ni d’aide d’un précepteur, tout simplement en comparant les textes originaux aux traductions françaises. Elle se livre à des exercices de traduction du latin en français. Elle admire Ronsard et les poètes de la Pléiade, se passionne pour Plutarque et les auteurs stoïciens. À l’issue de cette enfance peu commune pour une jeune fille, elle met la main sur un livre encore peu connu à l’époque, les Essais de Montaigne... Nous connaissons la suite de cette histoire. Fascinée par l’œuvre et son auteur, la jeune fille se lie d’amitié avec Montaigne et devient sa « fille d’alliance » et éditrice. Devenue une femme de lettres réputée, elle revient sur la question de l’éducation des filles. Privées de la connaissance du latin et des textes anciens, elles sont nourries d’ignorance et destinées au mutisme. Les filles, semble dire Marie de Gournay, elles aussi, ont le droit de devenir humanistes  !

Marie de Gournay, une self-made woman

 

3.9. Marie de Gournay

Le programme pédagogique prévu pour les filles par les humanistes est différent de celui des garçons. Une fille est censée connaître les rudiments tels que la lecture, l’écriture et le calcul, mais l’apprentissage du latin et des humanités ne lui est pas nécessaire. Le destin de Marie de Gournay, une jeune fille issue de la petite noblesse parisienne, est bien différent. Marie Le Jars naît à Paris en 1565. Après la mort de son père en 1578, elle grandit dans la seigneurie à Gournay-sur-Aronde en Picardie, un endroit reculé où elle ne peut pas obtenir d’éducation formelle.

Sa mère éprouve de l’aversion pour les lettres et néglige les inclinations intellectuelles de sa fille. Marie apprend le latin toute seule, sans disposer d’une grammaire ni d’aide d’un précepteur, tout simplement en comparant les textes originaux aux traductions françaises. Elle se livre à des exercices de traduction du latin en français. Elle admire Ronsard et les poètes de la Pléiade, se passionne pour Plutarque et les auteurs stoïciens. À l’issue de cette enfance peu commune pour une jeune fille, elle met la main sur un livre encore peu connu à l’époque, les Essais de Montaigne... Nous connaissons la suite de cette histoire. Fascinée par l’œuvre et son auteur, la jeune fille se lie d’amitié avec Montaigne et devient sa « fille d’alliance » et éditrice. Devenue une femme de lettres réputée, elle revient sur la question de l’éducation des filles. Privées de la connaissance du latin et des textes anciens, elles sont nourries d’ignorance et destinées au mutisme. Les filles, semble dire Marie de Gournay, elles aussi, ont le droit de devenir humanistes  !

À CONSULTER...

Marie de Gournay, une self-made woman

 

3.9. Marie de Gournay

Le programme pédagogique prévu pour les filles par les humanistes est différent de celui des garçons. Une fille est censée connaître les rudiments tels que la lecture, l’écriture et le calcul, mais l’apprentissage du latin et des humanités ne lui est pas nécessaire. Le destin de Marie de Gournay, une jeune fille issue de la petite noblesse parisienne, est bien différent. Marie Le Jars naît à Paris en 1565. Après la mort de son père en 1578, elle grandit dans la seigneurie à Gournay-sur-Aronde en Picardie, un endroit reculé où elle ne peut pas obtenir d’éducation formelle.

Sa mère éprouve de l’aversion pour les lettres et néglige les inclinations intellectuelles de sa fille. Marie apprend le latin toute seule, sans disposer d’une grammaire ni d’aide d’un précepteur, tout simplement en comparant les textes originaux aux traductions françaises. Elle se livre à des exercices de traduction du latin en français. Elle admire Ronsard et les poètes de la Pléiade, se passionne pour Plutarque et les auteurs stoïciens. À l’issue de cette enfance peu commune pour une jeune fille, elle met la main sur un livre encore peu connu à l’époque, les Essais de Montaigne... Nous connaissons la suite de cette histoire. Fascinée par l’œuvre et son auteur, la jeune fille se lie d’amitié avec Montaigne et devient sa « fille d’alliance » et éditrice. Devenue une femme de lettres réputée, elle revient sur la question de l’éducation des filles. Privées de la connaissance du latin et des textes anciens, elles sont nourries d’ignorance et destinées au mutisme. Les filles, semble dire Marie de Gournay, elles aussi, ont le droit de devenir humanistes  !

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