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Langues, cultures et imaginaires au CP

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Présentation

Le dispositif de recherche, action et formation Langues, cultures et imaginaire au CP, mis en place entre 2015 à 2017, a compté sur l’appui de la Commission langues 44 et la contribution des Conseillers pédagogiques en langues 44. Il a impliqué huit classes de CP de l’Académie de Nantes. Le dispositif sur l'introduction des langues au CP, par le biais des contes, a eu deux visées complémentaires. Une formative auprès des professeurs des écoles (PE) pour qu’ils accompagnent les élèves à développer des compétences de médiation linguistique et culturelle. Et une autre afin d’étudier l'impact des facteurs émotionnels sur les apprentissages des enfants, notamment en production de l'oral. Ce dispositif prend ainsi appui sur la littérature orale, et plus précisément, sur les contes en français et en langues étrangères.

Ont participé à cette action :

  • les enfants de huit classes de CP,
  • les professeurs des écoles de CP,
  • deux conteuses,
  • les conseillers pédagogiques en langues vivantes DSDEN 44, étudiants stagiaires,
  • chercheures associées : Dora François et Marie-Ange Dat

Public

Le public auquel ce dispositif s'intéresse se compose des PE des classes de CP et d'enfants de 6 à 7 ans scolarisés au CP, cycle 2 de l'école primaire. Dans les deux cas, cette étape de la scolarité constitue des enjeux significatifs pour la réussite scolaire des élèves et l'entrée des langues étrangères (LE) dans les programmes du CP, depuis 2008, a complexifié le travail d’enseignement – apprentissage des LE. Cette complexité est notamment significative lorsque l’espace scolaire est occupé par des enfants qui composent quotidiennement avec des répertoires bi-plurilingues.

Objectifs

  1. relever et analyser les stratégies cognitives, linguistiques et culturelles présentes dans la pratique des enseignants et qui déterminent leurs actions.
  2. définir des pratiques pouvant être transposables à d'autres apprentissages,
  3. favoriser une meilleure approche des langues et cultures avec la prise en compte de la diversité linguistique et culturelle dans la classe. Penser les relations avec le français et la valorisation des langues de la classe,
  4. développer des démarches innovantes autour des contes tout en s'appuyant sur les possibles bi-plurilinguismes de la classe.

Le dispositif est élaboré en termes didactiques autour de 4 questions de recherche : la perception émotionnelle de l'histoire contée en langue étrangère joue-t-elle un rôle dans son appréhension (compréhension / interprétation) par l'enfant ? Si oui, comment la dimension narrative peut-elle aider à construire la compétence de médiation linguistique et culturelle de la classe ? Quelles implications pour la didactique ? Quelles implications pour l'acquisition des L2 ?

Témoignages

Lorsque les PE contaient dans leurs classes un moment de médiation en groupe était organisé ensuite pour permettre aux enfants de parler librement. Ceci afin qu’ils puissent donner leurs impressions sur le moment du conte, leurs sentiments par rapport à l’écoute en langue étrangère et la compréhension générale de l’histoire contée. Voici quelques verbatim :

« Quand on écoute l’histoire, on met les couleurs dans la tête », « J’aime quand la maîtresse raconte avec sa bouche, parce qu’on peut imaginer et dans le livre, il faut lire le mot », « Je préfère quand il y a des images, parce que je ne sais pas si ce que je pense est bon », « Je n’ai rien compris, mais je connais cette histoire », « C’est de l’espagnol, parce que la maîtresse a parlé comme ma mamie », « Je connais cette histoire, mais ma maman m’a raconté dans sa langue », « Parfois on se trompe, mais c’est pas grave », « La maîtresse raconte bien, mais elle a lu dans un livre avant et elle a tout appris », « Il y a des mots rigolos », « Je connais ces mots, maman dit souvent et papa rigole », « On comprend parce qu’elle fait des gestes et des bruits », « Elle raconte des histoires rigolotes », « Parfois ça fait peur », « Parfois c’est triste », « La fin était un peu bizarre et je ne sais pas si tu as fini le conte », « Un conte on imagine et une histoire on voit des images ».

Enregistrement « Discussion avec les enfants après un conte en allemand »

Activités

Les PE ont suivi 3 journées de formation avec deux conteuses, afin d’apprendre à structurer et adapter un conte, à se positionner, à placer la voix et à faire des gestes précis. Outre les journées de formation, les PE ont eu 4 rencontres de recadrage et ont participé à la Journée d’étude: Les langues au CP : raconter, imaginer, ressentir pour enseigner et apprendre (9/12/2016)
Les ateliers mettent en œuvre des activités de contes en LE menées par les PE avec les élèves. Les contes sont de type traditionnel ou fabriqué, qui évoquent des questions de pluralité, de différence, d'altérité. Des activités complémentaires sont construites et en font partie du dispositif dans le but de permettre aux enfants de mobiliser les langues des répertoires familiaux (lorsqu'ils existent) dans un concept de transversalité. On s’appuie également sur le français pour l'appropriation de celle-ci ou pour expérimenter d’autres langues afin d’explorer les imaginaires (actions, réactions, attitudes, discours) relatifs aux LE.

Trame d’une journée de formation :

Matinée

1 – Exposé théorique rapide sur la notion d’écoute active.
2 – Discussion
3 - Activités d'écoute active
    • objectif : apprendre à maintenir l'attention et préparer l'écoute du conte.
    • détourner l’attention et le focus sur le sens mot à mot
    1. Activité :
       Atelier les jeux du dessin. Ce jeu consiste à dessiner « dans la tête »  en écoutant « un chef d’orchestre » qui conte en français.
       Objectifs :
            ▪ pour ceux qui content : apprendre à se positionner pour conter, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour conter, s’affranchir de l’histoire écrite
            ▪ pour ceux qui écoutent : apprendre à garder l’attention, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour  élaborer son image.

Après-midi

4 – Écoute d'un conte inconnu en L.E et un travail de médiation par groupes pour restituer l'histoire en français.
5 – Ateliers et activités de préparation pour raconter un conte en LE entendu.

Illustrations

Pour aller plus loin

FRANÇOIS-SALSANO, D. Imaginer et ressentir pour interagir : les contes en langues étrangères au Cours préparatoire. Strenæ [En ligne], 14 | 2019, mis en ligne le 05 avril 2019. 2019. URL : http://journals.openedition.org/strenae/3075 ; DOI : 10.4000/strenae.3075

FRANÇOIS-SALSANO, D. (2018). Conter et imaginer pour appréhender les langues et cultures, in Magalhães dos Reis, Lima (dir.), Culturas et Imaginários – Deslocamentos, interações e superpositions, Rio de Janeiro: Editora 7 Letras, 2018, p. 32-43

Effets

Pour les PE les effets sont multiples et les plus significatifs sont :

  • s’autoriser à travailler un corpus en inscrivant leurs propres variantes,
  • apprendre à faire vivre leurs variantes des contes,
  • surmonter les contraintes du système scolaire (le temps, les représentations, l’espace, les diversités linguistiques, culturelles présentes dans la classe),
  • libérer un moment (dans des journées très chargées) pour une pratique peu commune,
  • ouvrir un espace à plusieurs langues dans la classe

Valorisation de la recherche

Plan de l’exposition →
Imaginaires plurilingues entre familles et écoles : expériences, parcours, démarches didactiques

Présentation

Le dispositif de recherche, action et formation Langues, cultures et imaginaire au CP, mis en place entre 2015 à 2017, a compté sur l’appui de la Commission langues 44 et la contribution des Conseillers pédagogiques en langues 44. Il a impliqué huit classes de CP de l’Académie de Nantes. Le dispositif sur l'introduction des langues au CP, par le biais des contes, a eu deux visées complémentaires. Une formative auprès des professeurs des écoles (PE) pour qu’ils accompagnent les élèves à développer des compétences de médiation linguistique et culturelle. Et une autre afin d’étudier l'impact des facteurs émotionnels sur les apprentissages des enfants, notamment en production de l'oral. Ce dispositif prend ainsi appui sur la littérature orale, et plus précisément, sur les contes en français et en langues étrangères.

Ont participé à cette action :

  • les enfants de huit classes de CP,
  • les professeurs des écoles de CP,
  • deux conteuses,
  • les conseillers pédagogiques en langues vivantes DSDEN 44, étudiants stagiaires,
  • chercheures associées : Dora François et Marie-Ange Dat

Public

Le public auquel ce dispositif s'intéresse se compose des PE des classes de CP et d'enfants de 6 à 7 ans scolarisés au CP, cycle 2 de l'école primaire. Dans les deux cas, cette étape de la scolarité constitue des enjeux significatifs pour la réussite scolaire des élèves et l'entrée des langues étrangères (LE) dans les programmes du CP, depuis 2008, a complexifié le travail d’enseignement – apprentissage des LE. Cette complexité est notamment significative lorsque l’espace scolaire est occupé par des enfants qui composent quotidiennement avec des répertoires bi-plurilingues.

Objectifs

  1. relever et analyser les stratégies cognitives, linguistiques et culturelles présentes dans la pratique des enseignants et qui déterminent leurs actions.
  2. définir des pratiques pouvant être transposables à d'autres apprentissages,
  3. favoriser une meilleure approche des langues et cultures avec la prise en compte de la diversité linguistique et culturelle dans la classe. Penser les relations avec le français et la valorisation des langues de la classe,
  4. développer des démarches innovantes autour des contes tout en s'appuyant sur les possibles bi-plurilinguismes de la classe.

Le dispositif est élaboré en termes didactiques autour de 4 questions de recherche : la perception émotionnelle de l'histoire contée en langue étrangère joue-t-elle un rôle dans son appréhension (compréhension / interprétation) par l'enfant ? Si oui, comment la dimension narrative peut-elle aider à construire la compétence de médiation linguistique et culturelle de la classe ? Quelles implications pour la didactique ? Quelles implications pour l'acquisition des L2 ?

Témoignages

Lorsque les PE contaient dans leurs classes un moment de médiation en groupe était organisé ensuite pour permettre aux enfants de parler librement. Ceci afin qu’ils puissent donner leurs impressions sur le moment du conte, leurs sentiments par rapport à l’écoute en langue étrangère et la compréhension générale de l’histoire contée. Voici quelques verbatim :

« Quand on écoute l’histoire, on met les couleurs dans la tête », « J’aime quand la maîtresse raconte avec sa bouche, parce qu’on peut imaginer et dans le livre, il faut lire le mot », « Je préfère quand il y a des images, parce que je ne sais pas si ce que je pense est bon », « Je n’ai rien compris, mais je connais cette histoire », « C’est de l’espagnol, parce que la maîtresse a parlé comme ma mamie », « Je connais cette histoire, mais ma maman m’a raconté dans sa langue », « Parfois on se trompe, mais c’est pas grave », « La maîtresse raconte bien, mais elle a lu dans un livre avant et elle a tout appris », « Il y a des mots rigolos », « Je connais ces mots, maman dit souvent et papa rigole », « On comprend parce qu’elle fait des gestes et des bruits », « Elle raconte des histoires rigolotes », « Parfois ça fait peur », « Parfois c’est triste », « La fin était un peu bizarre et je ne sais pas si tu as fini le conte », « Un conte on imagine et une histoire on voit des images ».

Enregistrement « Discussion avec les enfants après un conte en allemand »

Activités

Les PE ont suivi 3 journées de formation avec deux conteuses, afin d’apprendre à structurer et adapter un conte, à se positionner, à placer la voix et à faire des gestes précis. Outre les journées de formation, les PE ont eu 4 rencontres de recadrage et ont participé à la Journée d’étude: Les langues au CP : raconter, imaginer, ressentir pour enseigner et apprendre (9/12/2016)
Les ateliers mettent en œuvre des activités de contes en LE menées par les PE avec les élèves. Les contes sont de type traditionnel ou fabriqué, qui évoquent des questions de pluralité, de différence, d'altérité. Des activités complémentaires sont construites et en font partie du dispositif dans le but de permettre aux enfants de mobiliser les langues des répertoires familiaux (lorsqu'ils existent) dans un concept de transversalité. On s’appuie également sur le français pour l'appropriation de celle-ci ou pour expérimenter d’autres langues afin d’explorer les imaginaires (actions, réactions, attitudes, discours) relatifs aux LE.

Trame d’une journée de formation :

Matinée

1 – Exposé théorique rapide sur la notion d’écoute active.
2 – Discussion
3 - Activités d'écoute active
    • objectif : apprendre à maintenir l'attention et préparer l'écoute du conte.
    • détourner l’attention et le focus sur le sens mot à mot
    1. Activité :
       Atelier les jeux du dessin. Ce jeu consiste à dessiner « dans la tête »  en écoutant « un chef d’orchestre » qui conte en français.
       Objectifs :
            ▪ pour ceux qui content : apprendre à se positionner pour conter, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour conter, s’affranchir de l’histoire écrite
            ▪ pour ceux qui écoutent : apprendre à garder l’attention, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour  élaborer son image.

Après-midi

4 – Écoute d'un conte inconnu en L.E et un travail de médiation par groupes pour restituer l'histoire en français.
5 – Ateliers et activités de préparation pour raconter un conte en LE entendu.

Illustrations

Pour aller plus loin

FRANÇOIS-SALSANO, D. Imaginer et ressentir pour interagir : les contes en langues étrangères au Cours préparatoire. Strenæ [En ligne], 14 | 2019, mis en ligne le 05 avril 2019. 2019. URL : http://journals.openedition.org/strenae/3075 ; DOI : 10.4000/strenae.3075

FRANÇOIS-SALSANO, D. (2018). Conter et imaginer pour appréhender les langues et cultures, in Magalhães dos Reis, Lima (dir.), Culturas et Imaginários – Deslocamentos, interações e superpositions, Rio de Janeiro: Editora 7 Letras, 2018, p. 32-43

Effets

Pour les PE les effets sont multiples et les plus significatifs sont :

  • s’autoriser à travailler un corpus en inscrivant leurs propres variantes,
  • apprendre à faire vivre leurs variantes des contes,
  • surmonter les contraintes du système scolaire (le temps, les représentations, l’espace, les diversités linguistiques, culturelles présentes dans la classe),
  • libérer un moment (dans des journées très chargées) pour une pratique peu commune,
  • ouvrir un espace à plusieurs langues dans la classe

Valorisation de la recherche

Présentation

Le dispositif de recherche, action et formation Langues, cultures et imaginaire au CP, mis en place entre 2015 à 2017, a compté sur l’appui de la Commission langues 44 et la contribution des Conseillers pédagogiques en langues 44. Il a impliqué huit classes de CP de l’Académie de Nantes. Le dispositif sur l'introduction des langues au CP, par le biais des contes, a eu deux visées complémentaires. Une formative auprès des professeurs des écoles (PE) pour qu’ils accompagnent les élèves à développer des compétences de médiation linguistique et culturelle. Et une autre afin d’étudier l'impact des facteurs émotionnels sur les apprentissages des enfants, notamment en production de l'oral. Ce dispositif prend ainsi appui sur la littérature orale, et plus précisément, sur les contes en français et en langues étrangères.

Ont participé à cette action :

  • les enfants de huit classes de CP,
  • les professeurs des écoles de CP,
  • deux conteuses,
  • les conseillers pédagogiques en langues vivantes DSDEN 44, étudiants stagiaires,
  • chercheures associées : Dora François et Marie-Ange Dat

Public

Le public auquel ce dispositif s'intéresse se compose des PE des classes de CP et d'enfants de 6 à 7 ans scolarisés au CP, cycle 2 de l'école primaire. Dans les deux cas, cette étape de la scolarité constitue des enjeux significatifs pour la réussite scolaire des élèves et l'entrée des langues étrangères (LE) dans les programmes du CP, depuis 2008, a complexifié le travail d’enseignement – apprentissage des LE. Cette complexité est notamment significative lorsque l’espace scolaire est occupé par des enfants qui composent quotidiennement avec des répertoires bi-plurilingues.

Objectifs

  1. relever et analyser les stratégies cognitives, linguistiques et culturelles présentes dans la pratique des enseignants et qui déterminent leurs actions.
  2. définir des pratiques pouvant être transposables à d'autres apprentissages,
  3. favoriser une meilleure approche des langues et cultures avec la prise en compte de la diversité linguistique et culturelle dans la classe. Penser les relations avec le français et la valorisation des langues de la classe,
  4. développer des démarches innovantes autour des contes tout en s'appuyant sur les possibles bi-plurilinguismes de la classe.

Le dispositif est élaboré en termes didactiques autour de 4 questions de recherche : la perception émotionnelle de l'histoire contée en langue étrangère joue-t-elle un rôle dans son appréhension (compréhension / interprétation) par l'enfant ? Si oui, comment la dimension narrative peut-elle aider à construire la compétence de médiation linguistique et culturelle de la classe ? Quelles implications pour la didactique ? Quelles implications pour l'acquisition des L2 ?

Témoignages

Lorsque les PE contaient dans leurs classes un moment de médiation en groupe était organisé ensuite pour permettre aux enfants de parler librement. Ceci afin qu’ils puissent donner leurs impressions sur le moment du conte, leurs sentiments par rapport à l’écoute en langue étrangère et la compréhension générale de l’histoire contée. Voici quelques verbatim :

« Quand on écoute l’histoire, on met les couleurs dans la tête », « J’aime quand la maîtresse raconte avec sa bouche, parce qu’on peut imaginer et dans le livre, il faut lire le mot », « Je préfère quand il y a des images, parce que je ne sais pas si ce que je pense est bon », « Je n’ai rien compris, mais je connais cette histoire », « C’est de l’espagnol, parce que la maîtresse a parlé comme ma mamie », « Je connais cette histoire, mais ma maman m’a raconté dans sa langue », « Parfois on se trompe, mais c’est pas grave », « La maîtresse raconte bien, mais elle a lu dans un livre avant et elle a tout appris », « Il y a des mots rigolos », « Je connais ces mots, maman dit souvent et papa rigole », « On comprend parce qu’elle fait des gestes et des bruits », « Elle raconte des histoires rigolotes », « Parfois ça fait peur », « Parfois c’est triste », « La fin était un peu bizarre et je ne sais pas si tu as fini le conte », « Un conte on imagine et une histoire on voit des images ».

Enregistrement « Discussion avec les enfants après un conte en allemand »

Activités

Les PE ont suivi 3 journées de formation avec deux conteuses, afin d’apprendre à structurer et adapter un conte, à se positionner, à placer la voix et à faire des gestes précis. Outre les journées de formation, les PE ont eu 4 rencontres de recadrage et ont participé à la Journée d’étude: Les langues au CP : raconter, imaginer, ressentir pour enseigner et apprendre (9/12/2016)
Les ateliers mettent en œuvre des activités de contes en LE menées par les PE avec les élèves. Les contes sont de type traditionnel ou fabriqué, qui évoquent des questions de pluralité, de différence, d'altérité. Des activités complémentaires sont construites et en font partie du dispositif dans le but de permettre aux enfants de mobiliser les langues des répertoires familiaux (lorsqu'ils existent) dans un concept de transversalité. On s’appuie également sur le français pour l'appropriation de celle-ci ou pour expérimenter d’autres langues afin d’explorer les imaginaires (actions, réactions, attitudes, discours) relatifs aux LE.

Trame d’une journée de formation :

Matinée

1 – Exposé théorique rapide sur la notion d’écoute active.
2 – Discussion
3 - Activités d'écoute active
    • objectif : apprendre à maintenir l'attention et préparer l'écoute du conte.
    • détourner l’attention et le focus sur le sens mot à mot
    1. Activité :
       Atelier les jeux du dessin. Ce jeu consiste à dessiner « dans la tête »  en écoutant « un chef d’orchestre » qui conte en français.
       Objectifs :
            ▪ pour ceux qui content : apprendre à se positionner pour conter, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour conter, s’affranchir de l’histoire écrite
            ▪ pour ceux qui écoutent : apprendre à garder l’attention, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour  élaborer son image.

Après-midi

4 – Écoute d'un conte inconnu en L.E et un travail de médiation par groupes pour restituer l'histoire en français.
5 – Ateliers et activités de préparation pour raconter un conte en LE entendu.

Illustrations

Pour aller plus loin

FRANÇOIS-SALSANO, D. Imaginer et ressentir pour interagir : les contes en langues étrangères au Cours préparatoire. Strenæ [En ligne], 14 | 2019, mis en ligne le 05 avril 2019. 2019. URL : http://journals.openedition.org/strenae/3075 ; DOI : 10.4000/strenae.3075

FRANÇOIS-SALSANO, D. (2018). Conter et imaginer pour appréhender les langues et cultures, in Magalhães dos Reis, Lima (dir.), Culturas et Imaginários – Deslocamentos, interações e superpositions, Rio de Janeiro: Editora 7 Letras, 2018, p. 32-43

Effets

Pour les PE les effets sont multiples et les plus significatifs sont :

  • s’autoriser à travailler un corpus en inscrivant leurs propres variantes,
  • apprendre à faire vivre leurs variantes des contes,
  • surmonter les contraintes du système scolaire (le temps, les représentations, l’espace, les diversités linguistiques, culturelles présentes dans la classe),
  • libérer un moment (dans des journées très chargées) pour une pratique peu commune,
  • ouvrir un espace à plusieurs langues dans la classe

Valorisation de la recherche

À CONSULTER...

Présentation

Le dispositif de recherche, action et formation Langues, cultures et imaginaire au CP, mis en place entre 2015 à 2017, a compté sur l’appui de la Commission langues 44 et la contribution des Conseillers pédagogiques en langues 44. Il a impliqué huit classes de CP de l’Académie de Nantes. Le dispositif sur l'introduction des langues au CP, par le biais des contes, a eu deux visées complémentaires. Une formative auprès des professeurs des écoles (PE) pour qu’ils accompagnent les élèves à développer des compétences de médiation linguistique et culturelle. Et une autre afin d’étudier l'impact des facteurs émotionnels sur les apprentissages des enfants, notamment en production de l'oral. Ce dispositif prend ainsi appui sur la littérature orale, et plus précisément, sur les contes en français et en langues étrangères.

Ont participé à cette action :

  • les enfants de huit classes de CP,
  • les professeurs des écoles de CP,
  • deux conteuses,
  • les conseillers pédagogiques en langues vivantes DSDEN 44, étudiants stagiaires,
  • chercheures associées : Dora François et Marie-Ange Dat

Public

Le public auquel ce dispositif s'intéresse se compose des PE des classes de CP et d'enfants de 6 à 7 ans scolarisés au CP, cycle 2 de l'école primaire. Dans les deux cas, cette étape de la scolarité constitue des enjeux significatifs pour la réussite scolaire des élèves et l'entrée des langues étrangères (LE) dans les programmes du CP, depuis 2008, a complexifié le travail d’enseignement – apprentissage des LE. Cette complexité est notamment significative lorsque l’espace scolaire est occupé par des enfants qui composent quotidiennement avec des répertoires bi-plurilingues.

Objectifs

  1. relever et analyser les stratégies cognitives, linguistiques et culturelles présentes dans la pratique des enseignants et qui déterminent leurs actions.
  2. définir des pratiques pouvant être transposables à d'autres apprentissages,
  3. favoriser une meilleure approche des langues et cultures avec la prise en compte de la diversité linguistique et culturelle dans la classe. Penser les relations avec le français et la valorisation des langues de la classe,
  4. développer des démarches innovantes autour des contes tout en s'appuyant sur les possibles bi-plurilinguismes de la classe.

Le dispositif est élaboré en termes didactiques autour de 4 questions de recherche : la perception émotionnelle de l'histoire contée en langue étrangère joue-t-elle un rôle dans son appréhension (compréhension / interprétation) par l'enfant ? Si oui, comment la dimension narrative peut-elle aider à construire la compétence de médiation linguistique et culturelle de la classe ? Quelles implications pour la didactique ? Quelles implications pour l'acquisition des L2 ?

Témoignages

Lorsque les PE contaient dans leurs classes un moment de médiation en groupe était organisé ensuite pour permettre aux enfants de parler librement. Ceci afin qu’ils puissent donner leurs impressions sur le moment du conte, leurs sentiments par rapport à l’écoute en langue étrangère et la compréhension générale de l’histoire contée. Voici quelques verbatim :

« Quand on écoute l’histoire, on met les couleurs dans la tête », « J’aime quand la maîtresse raconte avec sa bouche, parce qu’on peut imaginer et dans le livre, il faut lire le mot », « Je préfère quand il y a des images, parce que je ne sais pas si ce que je pense est bon », « Je n’ai rien compris, mais je connais cette histoire », « C’est de l’espagnol, parce que la maîtresse a parlé comme ma mamie », « Je connais cette histoire, mais ma maman m’a raconté dans sa langue », « Parfois on se trompe, mais c’est pas grave », « La maîtresse raconte bien, mais elle a lu dans un livre avant et elle a tout appris », « Il y a des mots rigolos », « Je connais ces mots, maman dit souvent et papa rigole », « On comprend parce qu’elle fait des gestes et des bruits », « Elle raconte des histoires rigolotes », « Parfois ça fait peur », « Parfois c’est triste », « La fin était un peu bizarre et je ne sais pas si tu as fini le conte », « Un conte on imagine et une histoire on voit des images ».

Enregistrement « Discussion avec les enfants après un conte en allemand »

Activités

Les PE ont suivi 3 journées de formation avec deux conteuses, afin d’apprendre à structurer et adapter un conte, à se positionner, à placer la voix et à faire des gestes précis. Outre les journées de formation, les PE ont eu 4 rencontres de recadrage et ont participé à la Journée d’étude: Les langues au CP : raconter, imaginer, ressentir pour enseigner et apprendre (9/12/2016)
Les ateliers mettent en œuvre des activités de contes en LE menées par les PE avec les élèves. Les contes sont de type traditionnel ou fabriqué, qui évoquent des questions de pluralité, de différence, d'altérité. Des activités complémentaires sont construites et en font partie du dispositif dans le but de permettre aux enfants de mobiliser les langues des répertoires familiaux (lorsqu'ils existent) dans un concept de transversalité. On s’appuie également sur le français pour l'appropriation de celle-ci ou pour expérimenter d’autres langues afin d’explorer les imaginaires (actions, réactions, attitudes, discours) relatifs aux LE.

Trame d’une journée de formation :

Matinée

1 – Exposé théorique rapide sur la notion d’écoute active.
2 – Discussion
3 - Activités d'écoute active
    • objectif : apprendre à maintenir l'attention et préparer l'écoute du conte.
    • détourner l’attention et le focus sur le sens mot à mot
    1. Activité :
       Atelier les jeux du dessin. Ce jeu consiste à dessiner « dans la tête »  en écoutant « un chef d’orchestre » qui conte en français.
       Objectifs :
            ▪ pour ceux qui content : apprendre à se positionner pour conter, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour conter, s’affranchir de l’histoire écrite
            ▪ pour ceux qui écoutent : apprendre à garder l’attention, apprendre à sélectionner les éléments nécessaires pour  élaborer son image.

Après-midi

4 – Écoute d'un conte inconnu en L.E et un travail de médiation par groupes pour restituer l'histoire en français.
5 – Ateliers et activités de préparation pour raconter un conte en LE entendu.

Illustrations

Pour aller plus loin

FRANÇOIS-SALSANO, D. Imaginer et ressentir pour interagir : les contes en langues étrangères au Cours préparatoire. Strenæ [En ligne], 14 | 2019, mis en ligne le 05 avril 2019. 2019. URL : http://journals.openedition.org/strenae/3075 ; DOI : 10.4000/strenae.3075

FRANÇOIS-SALSANO, D. (2018). Conter et imaginer pour appréhender les langues et cultures, in Magalhães dos Reis, Lima (dir.), Culturas et Imaginários – Deslocamentos, interações e superpositions, Rio de Janeiro: Editora 7 Letras, 2018, p. 32-43

Effets

Pour les PE les effets sont multiples et les plus significatifs sont :

  • s’autoriser à travailler un corpus en inscrivant leurs propres variantes,
  • apprendre à faire vivre leurs variantes des contes,
  • surmonter les contraintes du système scolaire (le temps, les représentations, l’espace, les diversités linguistiques, culturelles présentes dans la classe),
  • libérer un moment (dans des journées très chargées) pour une pratique peu commune,
  • ouvrir un espace à plusieurs langues dans la classe

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