ACCUEIL À PROPOS CRÉDITSMENTIONS LÉGALESPORTAIL ENJEU[X]

RETOUR AUX CHAPITRES

Textes inspirés de récits biographiques

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

NOUVEAUX LIEUX, NOUVELLES INSTITUTIONS

DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

BIBLIOTHÈQUE SONORE

Ama*(13 ans)

« J’aime le bruit des pas dans l’escalier, ça me rappelle la Mauritanie, nous habitions à Nouakchott en Mauritanie et nous avions une grande maison. Avec mes amis et mes frères, on jouait à courir dans les escaliers, on riait beaucoup. Quand j’entends ces bruits, je revois la maison, mes amis. L’odeur de la muscade me rappelle aussi la Mauritanie. Ma mère préparait une boisson avec du lait, de la muscade, j’aimais ça. Maintenant ma mère ne prépare plus cette boisson. C’est quelque chose qui est resté là-bas. Quelquefois on va chez des amis à Paris, ils préparent cette boisson, je suis contente de retrouver ce goût et cette odeur. Je n’aime pas le bruit du feu qi crépite, c’est comme des pétards et je déteste ça. Quand j’étais petite un jour à Nouakchott, des jeunes s’amusaient à jeter des pétards ils ont lancé beaucoup, ça faisait un bruit continu « crac crac crac crac » comme le feu. Crac, tout à coup j’ai eu très mal à l’œil ça me brulait, c’était un morceau de pétard, on a dû m’emmener à l’hôpital et j’ai gardé une cicatrice au coin de l’œil longtemps. »

Nou* (12 ans)

« Je suis née en Lombardie. C’est une région où il y a beaucoup de lacs et de cascades, le bruit de l’eau est un bruit que j’aime. Ça me rappelle l’Italie. J’aimerais retourner en Italie, c’est mon pays et l’italien c’est ma langue, même si je parle aussi arabe – c’est la langue de mes parents, et maintenant français. Ça n’a pas été très dur de l’apprendre. Mais ma langue c’est l’italien, j’aime cette langue, c’est la langue de mon enfance, c’est comme le bruit de l’eau. Je me souviens quand j’étais allée avec ma classe en CM1 dans le « Palazzo Estense » pour le visiter et on entendait des histoires, et on sentait beaucoup les odeurs des fleurs, c’était une très belle sortie avec ma classe. Je me souviens de mon école primaire à Galbiate où j’allais tous les jours pour apprendre. Dans mon école, quand les fêtes approchaient, on faisait toujours des bricolages, des dessins c’était très bien, et en plus à la cantine, tous les jeudis, on mangeait des pizzas. »

Rim* (14 ans)

« Je suis arrivée en France il y a 11 mois.  Je suis venue avec mon père, mon frère et ma sœur. Quand je suis arrivée en France, je pensais à ma mère que j’allais retrouver. Elle avait quitté la Syrie il y a un an avec mes cousins et ma tante. En arrivant en France, j’ai trouvé que c’était un très beau pays mais la Syrie était aussi un très beau pays. Les gens en Syrie étaient très gentils. Je vivais à Alep, j’aimais bien la citadelle, on se promenait au château le dimanche. Je parle arabe avec ma famille et avec mes amis arabes, sinon je parle français. C’est bien de pouvoir parler arabe avec mes amis au collège, ça me repose du français. Au début je ne comprenais rien, c’était très difficile, maintenant ça va mais c’est quand même difficile. J’avais un peu appris l’anglais en Syrie alors au collège ce n’est pas trop dur mais l’espagnol je ne comprends rien, maintenant c’est mieux. Quand je pense à une odeur de mon enfance, c’est celle du shawarma [plat de viande grillée], on en mangeait à midi avec mes parents.

Val* (14 ans)

« J’habite dans une région entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Mes parents avaient un magasin, il y a eu la guerre de 1988 à 1994 mais depuis 2008 les affrontements ont repris, on sait jamais à quel moment ça va exploser. Je veux que tout le monde respecte la France parce qu’elle nous a accueillis, je dois faire quelque chose de bien pour la France, un beau métier, pompier de Paris, quelque chose de bien pour la France. Montrer mon respect par le travail. »

* Les prénoms ont été anonymisés.

Plan de l’exposition →
Imaginaires plurilingues entre familles et écoles : expériences, parcours, démarches didactiques

Ama*(13 ans)

« J’aime le bruit des pas dans l’escalier, ça me rappelle la Mauritanie, nous habitions à Nouakchott en Mauritanie et nous avions une grande maison. Avec mes amis et mes frères, on jouait à courir dans les escaliers, on riait beaucoup. Quand j’entends ces bruits, je revois la maison, mes amis. L’odeur de la muscade me rappelle aussi la Mauritanie. Ma mère préparait une boisson avec du lait, de la muscade, j’aimais ça. Maintenant ma mère ne prépare plus cette boisson. C’est quelque chose qui est resté là-bas. Quelquefois on va chez des amis à Paris, ils préparent cette boisson, je suis contente de retrouver ce goût et cette odeur. Je n’aime pas le bruit du feu qi crépite, c’est comme des pétards et je déteste ça. Quand j’étais petite un jour à Nouakchott, des jeunes s’amusaient à jeter des pétards ils ont lancé beaucoup, ça faisait un bruit continu « crac crac crac crac » comme le feu. Crac, tout à coup j’ai eu très mal à l’œil ça me brulait, c’était un morceau de pétard, on a dû m’emmener à l’hôpital et j’ai gardé une cicatrice au coin de l’œil longtemps. »

Nou* (12 ans)

« Je suis née en Lombardie. C’est une région où il y a beaucoup de lacs et de cascades, le bruit de l’eau est un bruit que j’aime. Ça me rappelle l’Italie. J’aimerais retourner en Italie, c’est mon pays et l’italien c’est ma langue, même si je parle aussi arabe – c’est la langue de mes parents, et maintenant français. Ça n’a pas été très dur de l’apprendre. Mais ma langue c’est l’italien, j’aime cette langue, c’est la langue de mon enfance, c’est comme le bruit de l’eau. Je me souviens quand j’étais allée avec ma classe en CM1 dans le « Palazzo Estense » pour le visiter et on entendait des histoires, et on sentait beaucoup les odeurs des fleurs, c’était une très belle sortie avec ma classe. Je me souviens de mon école primaire à Galbiate où j’allais tous les jours pour apprendre. Dans mon école, quand les fêtes approchaient, on faisait toujours des bricolages, des dessins c’était très bien, et en plus à la cantine, tous les jeudis, on mangeait des pizzas. »

Rim* (14 ans)

« Je suis arrivée en France il y a 11 mois.  Je suis venue avec mon père, mon frère et ma sœur. Quand je suis arrivée en France, je pensais à ma mère que j’allais retrouver. Elle avait quitté la Syrie il y a un an avec mes cousins et ma tante. En arrivant en France, j’ai trouvé que c’était un très beau pays mais la Syrie était aussi un très beau pays. Les gens en Syrie étaient très gentils. Je vivais à Alep, j’aimais bien la citadelle, on se promenait au château le dimanche. Je parle arabe avec ma famille et avec mes amis arabes, sinon je parle français. C’est bien de pouvoir parler arabe avec mes amis au collège, ça me repose du français. Au début je ne comprenais rien, c’était très difficile, maintenant ça va mais c’est quand même difficile. J’avais un peu appris l’anglais en Syrie alors au collège ce n’est pas trop dur mais l’espagnol je ne comprends rien, maintenant c’est mieux. Quand je pense à une odeur de mon enfance, c’est celle du shawarma [plat de viande grillée], on en mangeait à midi avec mes parents.

Val* (14 ans)

« J’habite dans une région entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Mes parents avaient un magasin, il y a eu la guerre de 1988 à 1994 mais depuis 2008 les affrontements ont repris, on sait jamais à quel moment ça va exploser. Je veux que tout le monde respecte la France parce qu’elle nous a accueillis, je dois faire quelque chose de bien pour la France, un beau métier, pompier de Paris, quelque chose de bien pour la France. Montrer mon respect par le travail. »

* Les prénoms ont été anonymisés.

Ama*(13 ans)

« J’aime le bruit des pas dans l’escalier, ça me rappelle la Mauritanie, nous habitions à Nouakchott en Mauritanie et nous avions une grande maison. Avec mes amis et mes frères, on jouait à courir dans les escaliers, on riait beaucoup. Quand j’entends ces bruits, je revois la maison, mes amis. L’odeur de la muscade me rappelle aussi la Mauritanie. Ma mère préparait une boisson avec du lait, de la muscade, j’aimais ça. Maintenant ma mère ne prépare plus cette boisson. C’est quelque chose qui est resté là-bas. Quelquefois on va chez des amis à Paris, ils préparent cette boisson, je suis contente de retrouver ce goût et cette odeur. Je n’aime pas le bruit du feu qi crépite, c’est comme des pétards et je déteste ça. Quand j’étais petite un jour à Nouakchott, des jeunes s’amusaient à jeter des pétards ils ont lancé beaucoup, ça faisait un bruit continu « crac crac crac crac » comme le feu. Crac, tout à coup j’ai eu très mal à l’œil ça me brulait, c’était un morceau de pétard, on a dû m’emmener à l’hôpital et j’ai gardé une cicatrice au coin de l’œil longtemps. »

Nou* (12 ans)

« Je suis née en Lombardie. C’est une région où il y a beaucoup de lacs et de cascades, le bruit de l’eau est un bruit que j’aime. Ça me rappelle l’Italie. J’aimerais retourner en Italie, c’est mon pays et l’italien c’est ma langue, même si je parle aussi arabe – c’est la langue de mes parents, et maintenant français. Ça n’a pas été très dur de l’apprendre. Mais ma langue c’est l’italien, j’aime cette langue, c’est la langue de mon enfance, c’est comme le bruit de l’eau. Je me souviens quand j’étais allée avec ma classe en CM1 dans le « Palazzo Estense » pour le visiter et on entendait des histoires, et on sentait beaucoup les odeurs des fleurs, c’était une très belle sortie avec ma classe. Je me souviens de mon école primaire à Galbiate où j’allais tous les jours pour apprendre. Dans mon école, quand les fêtes approchaient, on faisait toujours des bricolages, des dessins c’était très bien, et en plus à la cantine, tous les jeudis, on mangeait des pizzas. »

Rim* (14 ans)

« Je suis arrivée en France il y a 11 mois.  Je suis venue avec mon père, mon frère et ma sœur. Quand je suis arrivée en France, je pensais à ma mère que j’allais retrouver. Elle avait quitté la Syrie il y a un an avec mes cousins et ma tante. En arrivant en France, j’ai trouvé que c’était un très beau pays mais la Syrie était aussi un très beau pays. Les gens en Syrie étaient très gentils. Je vivais à Alep, j’aimais bien la citadelle, on se promenait au château le dimanche. Je parle arabe avec ma famille et avec mes amis arabes, sinon je parle français. C’est bien de pouvoir parler arabe avec mes amis au collège, ça me repose du français. Au début je ne comprenais rien, c’était très difficile, maintenant ça va mais c’est quand même difficile. J’avais un peu appris l’anglais en Syrie alors au collège ce n’est pas trop dur mais l’espagnol je ne comprends rien, maintenant c’est mieux. Quand je pense à une odeur de mon enfance, c’est celle du shawarma [plat de viande grillée], on en mangeait à midi avec mes parents.

Val* (14 ans)

« J’habite dans une région entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Mes parents avaient un magasin, il y a eu la guerre de 1988 à 1994 mais depuis 2008 les affrontements ont repris, on sait jamais à quel moment ça va exploser. Je veux que tout le monde respecte la France parce qu’elle nous a accueillis, je dois faire quelque chose de bien pour la France, un beau métier, pompier de Paris, quelque chose de bien pour la France. Montrer mon respect par le travail. »

* Les prénoms ont été anonymisés.

À CONSULTER...

Ama*(13 ans)

« J’aime le bruit des pas dans l’escalier, ça me rappelle la Mauritanie, nous habitions à Nouakchott en Mauritanie et nous avions une grande maison. Avec mes amis et mes frères, on jouait à courir dans les escaliers, on riait beaucoup. Quand j’entends ces bruits, je revois la maison, mes amis. L’odeur de la muscade me rappelle aussi la Mauritanie. Ma mère préparait une boisson avec du lait, de la muscade, j’aimais ça. Maintenant ma mère ne prépare plus cette boisson. C’est quelque chose qui est resté là-bas. Quelquefois on va chez des amis à Paris, ils préparent cette boisson, je suis contente de retrouver ce goût et cette odeur. Je n’aime pas le bruit du feu qi crépite, c’est comme des pétards et je déteste ça. Quand j’étais petite un jour à Nouakchott, des jeunes s’amusaient à jeter des pétards ils ont lancé beaucoup, ça faisait un bruit continu « crac crac crac crac » comme le feu. Crac, tout à coup j’ai eu très mal à l’œil ça me brulait, c’était un morceau de pétard, on a dû m’emmener à l’hôpital et j’ai gardé une cicatrice au coin de l’œil longtemps. »

Nou* (12 ans)

« Je suis née en Lombardie. C’est une région où il y a beaucoup de lacs et de cascades, le bruit de l’eau est un bruit que j’aime. Ça me rappelle l’Italie. J’aimerais retourner en Italie, c’est mon pays et l’italien c’est ma langue, même si je parle aussi arabe – c’est la langue de mes parents, et maintenant français. Ça n’a pas été très dur de l’apprendre. Mais ma langue c’est l’italien, j’aime cette langue, c’est la langue de mon enfance, c’est comme le bruit de l’eau. Je me souviens quand j’étais allée avec ma classe en CM1 dans le « Palazzo Estense » pour le visiter et on entendait des histoires, et on sentait beaucoup les odeurs des fleurs, c’était une très belle sortie avec ma classe. Je me souviens de mon école primaire à Galbiate où j’allais tous les jours pour apprendre. Dans mon école, quand les fêtes approchaient, on faisait toujours des bricolages, des dessins c’était très bien, et en plus à la cantine, tous les jeudis, on mangeait des pizzas. »

Rim* (14 ans)

« Je suis arrivée en France il y a 11 mois.  Je suis venue avec mon père, mon frère et ma sœur. Quand je suis arrivée en France, je pensais à ma mère que j’allais retrouver. Elle avait quitté la Syrie il y a un an avec mes cousins et ma tante. En arrivant en France, j’ai trouvé que c’était un très beau pays mais la Syrie était aussi un très beau pays. Les gens en Syrie étaient très gentils. Je vivais à Alep, j’aimais bien la citadelle, on se promenait au château le dimanche. Je parle arabe avec ma famille et avec mes amis arabes, sinon je parle français. C’est bien de pouvoir parler arabe avec mes amis au collège, ça me repose du français. Au début je ne comprenais rien, c’était très difficile, maintenant ça va mais c’est quand même difficile. J’avais un peu appris l’anglais en Syrie alors au collège ce n’est pas trop dur mais l’espagnol je ne comprends rien, maintenant c’est mieux. Quand je pense à une odeur de mon enfance, c’est celle du shawarma [plat de viande grillée], on en mangeait à midi avec mes parents.

Val* (14 ans)

« J’habite dans une région entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Mes parents avaient un magasin, il y a eu la guerre de 1988 à 1994 mais depuis 2008 les affrontements ont repris, on sait jamais à quel moment ça va exploser. Je veux que tout le monde respecte la France parce qu’elle nous a accueillis, je dois faire quelque chose de bien pour la France, un beau métier, pompier de Paris, quelque chose de bien pour la France. Montrer mon respect par le travail. »

* Les prénoms ont été anonymisés.

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes