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Chapitre I

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

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DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

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Des jeux honnêtes

1.3.7.2. Des jeux honnêtes

Si l’univers de perdition des jeux de cartes et de dés est toujours regardé avec suspicion au XVIe siècle, les pédagogues humanistes savent que le fait de jouer est nécessaire au bon équilibre de l’enfant et que le jeu peut être également un moyen d’apprendre des choses utiles. L’enfant, s’il se tient à distance des activités violentes, ou dangereuses pour sa sécurité (comme nager !), s’il laisse de côté les jeux vicieux de hasard et d’argent, n’a pas de raison d’être détourné de son attraction pour le jeu, bien au contraire. Le jeu régi par des règles et pratiqué avec modération permet d’exercer son ingéniosité et son adresse en se mesurant à ses semblables, d’apprendre à contrôler son tempérament et de varier ses activités.

Autant l’esprit de l’enfant est alerte et vif le matin, autant le surmenage risque de lui faire perdre sa vigueur, comme un arc trop tendu finit par devenir lâche. Il est nécessaire de permettre aux élèves de faire des jeux en s’égayant à l’air libre, dans le jardin ou le verger attenant à l’école (le cas échéant), d’autant plus qu’avec les progrès de la scolarisation, les classes sont souvent bondées. Cependant, dans le cadre scolaire, dès qu’on aura passé les petites classes, on s’exprimera en latin en jouant…

Avant que les jeux d’enfants ne deviennent un sujet iconographique avec Bruegel ou littéraire avec Rabelais, Érasme met en avant la notion de « jeu honnête », reprise par les pédagogues humanistes catholiques ou protestants. En bon philologue, Érasme s’intéresse particulièrement, dans ses Colloques, aux jeux connus dès l’Antiquité comme les osselets. En pédagogue, il exhorte l’enfant bien né à se conduire de manière décente en jouant et s’appuie sur les sages préceptes de Quintilien pour justifier la nécessité de délasser son esprit par le jeu. À la même époque, un moine alsacien qui a sillonné l’Europe, Thomas Murner, invente les premières méthodes d’apprentissages ludiques à l’aide de jeux de cartes originaux. À partir du XVIe siècle, l’offre de jeux s’accroît considérablement et des jeux nouvellement apparus, comme « le noble jeu de l’oie renouvelé des Grecs », rencontrent le succès.

Le théâtre scolaire prend aussi son essor au XVIe siècle. Le jeu théâtral fait partie des jeux honnêtes à usage pédagogique. Pour Barthélemy Aneau, professeur au collège de la Trinité à Lyon, la mise en scène et en voix est un moyen pour faire travailler la prononciation française et l’action oratoire aux élèves.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le jeu pédagogique est entré dans les mœurs et il est désormais d’usage que les précepteurs proposent à leurs élèves princiers des jeux de cartes historiques.

Des jeux honnêtes

1.3.7.2. Des jeux honnêtes

Si l’univers de perdition des jeux de cartes et de dés est toujours regardé avec suspicion au XVIe siècle, les pédagogues humanistes savent que le fait de jouer est nécessaire au bon équilibre de l’enfant et que le jeu peut être également un moyen d’apprendre des choses utiles. L’enfant, s’il se tient à distance des activités violentes, ou dangereuses pour sa sécurité (comme nager !), s’il laisse de côté les jeux vicieux de hasard et d’argent, n’a pas de raison d’être détourné de son attraction pour le jeu, bien au contraire. Le jeu régi par des règles et pratiqué avec modération permet d’exercer son ingéniosité et son adresse en se mesurant à ses semblables, d’apprendre à contrôler son tempérament et de varier ses activités.

Autant l’esprit de l’enfant est alerte et vif le matin, autant le surmenage risque de lui faire perdre sa vigueur, comme un arc trop tendu finit par devenir lâche. Il est nécessaire de permettre aux élèves de faire des jeux en s’égayant à l’air libre, dans le jardin ou le verger attenant à l’école (le cas échéant), d’autant plus qu’avec les progrès de la scolarisation, les classes sont souvent bondées. Cependant, dans le cadre scolaire, dès qu’on aura passé les petites classes, on s’exprimera en latin en jouant…

Avant que les jeux d’enfants ne deviennent un sujet iconographique avec Bruegel ou littéraire avec Rabelais, Érasme met en avant la notion de « jeu honnête », reprise par les pédagogues humanistes catholiques ou protestants. En bon philologue, Érasme s’intéresse particulièrement, dans ses Colloques, aux jeux connus dès l’Antiquité comme les osselets. En pédagogue, il exhorte l’enfant bien né à se conduire de manière décente en jouant et s’appuie sur les sages préceptes de Quintilien pour justifier la nécessité de délasser son esprit par le jeu. À la même époque, un moine alsacien qui a sillonné l’Europe, Thomas Murner, invente les premières méthodes d’apprentissages ludiques à l’aide de jeux de cartes originaux. À partir du XVIe siècle, l’offre de jeux s’accroît considérablement et des jeux nouvellement apparus, comme « le noble jeu de l’oie renouvelé des Grecs », rencontrent le succès.

Le théâtre scolaire prend aussi son essor au XVIe siècle. Le jeu théâtral fait partie des jeux honnêtes à usage pédagogique. Pour Barthélemy Aneau, professeur au collège de la Trinité à Lyon, la mise en scène et en voix est un moyen pour faire travailler la prononciation française et l’action oratoire aux élèves.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le jeu pédagogique est entré dans les mœurs et il est désormais d’usage que les précepteurs proposent à leurs élèves princiers des jeux de cartes historiques.

Des jeux honnêtes

1.3.7.2. Des jeux honnêtes

Si l’univers de perdition des jeux de cartes et de dés est toujours regardé avec suspicion au XVIe siècle, les pédagogues humanistes savent que le fait de jouer est nécessaire au bon équilibre de l’enfant et que le jeu peut être également un moyen d’apprendre des choses utiles. L’enfant, s’il se tient à distance des activités violentes, ou dangereuses pour sa sécurité (comme nager !), s’il laisse de côté les jeux vicieux de hasard et d’argent, n’a pas de raison d’être détourné de son attraction pour le jeu, bien au contraire. Le jeu régi par des règles et pratiqué avec modération permet d’exercer son ingéniosité et son adresse en se mesurant à ses semblables, d’apprendre à contrôler son tempérament et de varier ses activités.

Autant l’esprit de l’enfant est alerte et vif le matin, autant le surmenage risque de lui faire perdre sa vigueur, comme un arc trop tendu finit par devenir lâche. Il est nécessaire de permettre aux élèves de faire des jeux en s’égayant à l’air libre, dans le jardin ou le verger attenant à l’école (le cas échéant), d’autant plus qu’avec les progrès de la scolarisation, les classes sont souvent bondées. Cependant, dans le cadre scolaire, dès qu’on aura passé les petites classes, on s’exprimera en latin en jouant…

Avant que les jeux d’enfants ne deviennent un sujet iconographique avec Bruegel ou littéraire avec Rabelais, Érasme met en avant la notion de « jeu honnête », reprise par les pédagogues humanistes catholiques ou protestants. En bon philologue, Érasme s’intéresse particulièrement, dans ses Colloques, aux jeux connus dès l’Antiquité comme les osselets. En pédagogue, il exhorte l’enfant bien né à se conduire de manière décente en jouant et s’appuie sur les sages préceptes de Quintilien pour justifier la nécessité de délasser son esprit par le jeu. À la même époque, un moine alsacien qui a sillonné l’Europe, Thomas Murner, invente les premières méthodes d’apprentissages ludiques à l’aide de jeux de cartes originaux. À partir du XVIe siècle, l’offre de jeux s’accroît considérablement et des jeux nouvellement apparus, comme « le noble jeu de l’oie renouvelé des Grecs », rencontrent le succès.

Le théâtre scolaire prend aussi son essor au XVIe siècle. Le jeu théâtral fait partie des jeux honnêtes à usage pédagogique. Pour Barthélemy Aneau, professeur au collège de la Trinité à Lyon, la mise en scène et en voix est un moyen pour faire travailler la prononciation française et l’action oratoire aux élèves.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le jeu pédagogique est entré dans les mœurs et il est désormais d’usage que les précepteurs proposent à leurs élèves princiers des jeux de cartes historiques.

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Des jeux honnêtes

1.3.7.2. Des jeux honnêtes

Si l’univers de perdition des jeux de cartes et de dés est toujours regardé avec suspicion au XVIe siècle, les pédagogues humanistes savent que le fait de jouer est nécessaire au bon équilibre de l’enfant et que le jeu peut être également un moyen d’apprendre des choses utiles. L’enfant, s’il se tient à distance des activités violentes, ou dangereuses pour sa sécurité (comme nager !), s’il laisse de côté les jeux vicieux de hasard et d’argent, n’a pas de raison d’être détourné de son attraction pour le jeu, bien au contraire. Le jeu régi par des règles et pratiqué avec modération permet d’exercer son ingéniosité et son adresse en se mesurant à ses semblables, d’apprendre à contrôler son tempérament et de varier ses activités.

Autant l’esprit de l’enfant est alerte et vif le matin, autant le surmenage risque de lui faire perdre sa vigueur, comme un arc trop tendu finit par devenir lâche. Il est nécessaire de permettre aux élèves de faire des jeux en s’égayant à l’air libre, dans le jardin ou le verger attenant à l’école (le cas échéant), d’autant plus qu’avec les progrès de la scolarisation, les classes sont souvent bondées. Cependant, dans le cadre scolaire, dès qu’on aura passé les petites classes, on s’exprimera en latin en jouant…

Avant que les jeux d’enfants ne deviennent un sujet iconographique avec Bruegel ou littéraire avec Rabelais, Érasme met en avant la notion de « jeu honnête », reprise par les pédagogues humanistes catholiques ou protestants. En bon philologue, Érasme s’intéresse particulièrement, dans ses Colloques, aux jeux connus dès l’Antiquité comme les osselets. En pédagogue, il exhorte l’enfant bien né à se conduire de manière décente en jouant et s’appuie sur les sages préceptes de Quintilien pour justifier la nécessité de délasser son esprit par le jeu. À la même époque, un moine alsacien qui a sillonné l’Europe, Thomas Murner, invente les premières méthodes d’apprentissages ludiques à l’aide de jeux de cartes originaux. À partir du XVIe siècle, l’offre de jeux s’accroît considérablement et des jeux nouvellement apparus, comme « le noble jeu de l’oie renouvelé des Grecs », rencontrent le succès.

Le théâtre scolaire prend aussi son essor au XVIe siècle. Le jeu théâtral fait partie des jeux honnêtes à usage pédagogique. Pour Barthélemy Aneau, professeur au collège de la Trinité à Lyon, la mise en scène et en voix est un moyen pour faire travailler la prononciation française et l’action oratoire aux élèves.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le jeu pédagogique est entré dans les mœurs et il est désormais d’usage que les précepteurs proposent à leurs élèves princiers des jeux de cartes historiques.

Plan de l’exposition :

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

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