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Chapitre I

L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER

NOUVEAUX LIEUX, NOUVELLES INSTITUTIONS

DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT

BIBLIOTHÈQUE SONORE

Le grec ne suffit pas

1.2.3.3. Du temps où la France hébraïsait

Au temps de Rabelais, l’appétit de savoir est immense dans les milieux éclairés et la redécouverte des langues et des cultures anciennes suscite l’enthousiasme. Aux yeux des humanistes, qui sont avant tout des philologues (des spécialistes des langues), la connaissance du grec et du latin ne suffit pas pour être véritablement docte. L’apprentissage de l’hébreu et même des langues araméennes se diffuse dans les cercles chrétiens grâce à des savants comme le professeur réformé Jean Mercier ou le dominicain Sanctes Pagnino.

Rabelais salue les progrès de l’érudition lorsqu’il décrit le programme d’études encyclopédique visant à transformer le prince Pantagruel en « un abîme de science ». Le jeune géant est envoyé à Paris par son père pour étudier, entre autres, la médecine arabe et les langues orientales bibliques : l’hébreu, le syriaque et le chaldéen, c’est-à-dire l’araméen, langue parlée du Christ. Cet appétit pantagruélique pour les langues est à mettre en relation avec l’essor contemporain des études biblistes, avec la publication de dictionnaires polyglottes et avec la création du Collège royal.

Du temps où la France hébraïsait

C’est d’Allemagne et de Hollande qu’est venue la renaissance des langues sacrées. Le géographe, mathématicien et hébraïste Münster (1489-1552) est éduqué à Tübingen : sous l’influence de Luther, il se lance dans l’enseignement de l’hébreu et de l’araméen en vue de restituer les textes les plus authentiques de l’époque des Apôtres. Il nous donne le premier dictionnaire imprimé dans la langue appelée le chaldéen.

Quant à Johannes Reuchlin, l’oncle de Melanchthon, il se forme à l’hébreu en s’instruisant auprès de rabbins et publie les premières grammaires hébraïques en latin. Au-delà même de la grammaire, il étend sa curiosité à tous les aspects de la langue sacrée.

En France, une chaire d’hébreu est créée au Collège royal en 1530. On y vient écouter les leçons publiques d’un savant italien qui a fui le Sac de Rome, Guidacerio (1477-1542) et celles du grand Vatable (vers 1495-1547), qui n’est pas moins savant en grec qu’en hébreu.

L’enseignement du grec et de l’hébreu – des langues qui donnent accès aux Écritures dans le texte – se diffuse au sein de familles nobles de confession protestante. Après ses exploits précoces à domicile, Agrippa d’Aubigné, âgé d’à peine dix ans, quitte sa Saintonge natale pour rejoindre la pension parisienne ouverte par Mathieu Béroald (vers 1520-1576), un professeur d’humanités réputé, lui-même formé dans sa jeunesse au collège du cardinal Lemoine par son propre oncle, François Vatable. Mais Béroald et son brillant élève doivent bientôt fuir Paris : la guerre civile qui éclate en 1562 met brutalement un terme à une enfance bercée par les humanités.

Le grec ne suffit pas

1.2.3.3. Du temps où la France hébraïsait

Au temps de Rabelais, l’appétit de savoir est immense dans les milieux éclairés et la redécouverte des langues et des cultures anciennes suscite l’enthousiasme. Aux yeux des humanistes, qui sont avant tout des philologues (des spécialistes des langues), la connaissance du grec et du latin ne suffit pas pour être véritablement docte. L’apprentissage de l’hébreu et même des langues araméennes se diffuse dans les cercles chrétiens grâce à des savants comme le professeur réformé Jean Mercier ou le dominicain Sanctes Pagnino.

Rabelais salue les progrès de l’érudition lorsqu’il décrit le programme d’études encyclopédique visant à transformer le prince Pantagruel en « un abîme de science ». Le jeune géant est envoyé à Paris par son père pour étudier, entre autres, la médecine arabe et les langues orientales bibliques : l’hébreu, le syriaque et le chaldéen, c’est-à-dire l’araméen, langue parlée du Christ. Cet appétit pantagruélique pour les langues est à mettre en relation avec l’essor contemporain des études biblistes, avec la publication de dictionnaires polyglottes et avec la création du Collège royal.

Du temps où la France hébraïsait

C’est d’Allemagne et de Hollande qu’est venue la renaissance des langues sacrées. Le géographe, mathématicien et hébraïste Münster (1489-1552) est éduqué à Tübingen : sous l’influence de Luther, il se lance dans l’enseignement de l’hébreu et de l’araméen en vue de restituer les textes les plus authentiques de l’époque des Apôtres. Il nous donne le premier dictionnaire imprimé dans la langue appelée le chaldéen.

Quant à Johannes Reuchlin, l’oncle de Melanchthon, il se forme à l’hébreu en s’instruisant auprès de rabbins et publie les premières grammaires hébraïques en latin. Au-delà même de la grammaire, il étend sa curiosité à tous les aspects de la langue sacrée.

En France, une chaire d’hébreu est créée au Collège royal en 1530. On y vient écouter les leçons publiques d’un savant italien qui a fui le Sac de Rome, Guidacerio (1477-1542) et celles du grand Vatable (vers 1495-1547), qui n’est pas moins savant en grec qu’en hébreu.

L’enseignement du grec et de l’hébreu – des langues qui donnent accès aux Écritures dans le texte – se diffuse au sein de familles nobles de confession protestante. Après ses exploits précoces à domicile, Agrippa d’Aubigné, âgé d’à peine dix ans, quitte sa Saintonge natale pour rejoindre la pension parisienne ouverte par Mathieu Béroald (vers 1520-1576), un professeur d’humanités réputé, lui-même formé dans sa jeunesse au collège du cardinal Lemoine par son propre oncle, François Vatable. Mais Béroald et son brillant élève doivent bientôt fuir Paris : la guerre civile qui éclate en 1562 met brutalement un terme à une enfance bercée par les humanités.

Le grec ne suffit pas

1.2.3.3. Du temps où la France hébraïsait

Au temps de Rabelais, l’appétit de savoir est immense dans les milieux éclairés et la redécouverte des langues et des cultures anciennes suscite l’enthousiasme. Aux yeux des humanistes, qui sont avant tout des philologues (des spécialistes des langues), la connaissance du grec et du latin ne suffit pas pour être véritablement docte. L’apprentissage de l’hébreu et même des langues araméennes se diffuse dans les cercles chrétiens grâce à des savants comme le professeur réformé Jean Mercier ou le dominicain Sanctes Pagnino.

Rabelais salue les progrès de l’érudition lorsqu’il décrit le programme d’études encyclopédique visant à transformer le prince Pantagruel en « un abîme de science ». Le jeune géant est envoyé à Paris par son père pour étudier, entre autres, la médecine arabe et les langues orientales bibliques : l’hébreu, le syriaque et le chaldéen, c’est-à-dire l’araméen, langue parlée du Christ. Cet appétit pantagruélique pour les langues est à mettre en relation avec l’essor contemporain des études biblistes, avec la publication de dictionnaires polyglottes et avec la création du Collège royal.

Du temps où la France hébraïsait

C’est d’Allemagne et de Hollande qu’est venue la renaissance des langues sacrées. Le géographe, mathématicien et hébraïste Münster (1489-1552) est éduqué à Tübingen : sous l’influence de Luther, il se lance dans l’enseignement de l’hébreu et de l’araméen en vue de restituer les textes les plus authentiques de l’époque des Apôtres. Il nous donne le premier dictionnaire imprimé dans la langue appelée le chaldéen.

Quant à Johannes Reuchlin, l’oncle de Melanchthon, il se forme à l’hébreu en s’instruisant auprès de rabbins et publie les premières grammaires hébraïques en latin. Au-delà même de la grammaire, il étend sa curiosité à tous les aspects de la langue sacrée.

En France, une chaire d’hébreu est créée au Collège royal en 1530. On y vient écouter les leçons publiques d’un savant italien qui a fui le Sac de Rome, Guidacerio (1477-1542) et celles du grand Vatable (vers 1495-1547), qui n’est pas moins savant en grec qu’en hébreu.

L’enseignement du grec et de l’hébreu – des langues qui donnent accès aux Écritures dans le texte – se diffuse au sein de familles nobles de confession protestante. Après ses exploits précoces à domicile, Agrippa d’Aubigné, âgé d’à peine dix ans, quitte sa Saintonge natale pour rejoindre la pension parisienne ouverte par Mathieu Béroald (vers 1520-1576), un professeur d’humanités réputé, lui-même formé dans sa jeunesse au collège du cardinal Lemoine par son propre oncle, François Vatable. Mais Béroald et son brillant élève doivent bientôt fuir Paris : la guerre civile qui éclate en 1562 met brutalement un terme à une enfance bercée par les humanités.

À CONSULTER...

Le grec ne suffit pas

1.2.3.3. Du temps où la France hébraïsait

Au temps de Rabelais, l’appétit de savoir est immense dans les milieux éclairés et la redécouverte des langues et des cultures anciennes suscite l’enthousiasme. Aux yeux des humanistes, qui sont avant tout des philologues (des spécialistes des langues), la connaissance du grec et du latin ne suffit pas pour être véritablement docte. L’apprentissage de l’hébreu et même des langues araméennes se diffuse dans les cercles chrétiens grâce à des savants comme le professeur réformé Jean Mercier ou le dominicain Sanctes Pagnino.

Rabelais salue les progrès de l’érudition lorsqu’il décrit le programme d’études encyclopédique visant à transformer le prince Pantagruel en « un abîme de science ». Le jeune géant est envoyé à Paris par son père pour étudier, entre autres, la médecine arabe et les langues orientales bibliques : l’hébreu, le syriaque et le chaldéen, c’est-à-dire l’araméen, langue parlée du Christ. Cet appétit pantagruélique pour les langues est à mettre en relation avec l’essor contemporain des études biblistes, avec la publication de dictionnaires polyglottes et avec la création du Collège royal.

Du temps où la France hébraïsait

C’est d’Allemagne et de Hollande qu’est venue la renaissance des langues sacrées. Le géographe, mathématicien et hébraïste Münster (1489-1552) est éduqué à Tübingen : sous l’influence de Luther, il se lance dans l’enseignement de l’hébreu et de l’araméen en vue de restituer les textes les plus authentiques de l’époque des Apôtres. Il nous donne le premier dictionnaire imprimé dans la langue appelée le chaldéen.

Quant à Johannes Reuchlin, l’oncle de Melanchthon, il se forme à l’hébreu en s’instruisant auprès de rabbins et publie les premières grammaires hébraïques en latin. Au-delà même de la grammaire, il étend sa curiosité à tous les aspects de la langue sacrée.

En France, une chaire d’hébreu est créée au Collège royal en 1530. On y vient écouter les leçons publiques d’un savant italien qui a fui le Sac de Rome, Guidacerio (1477-1542) et celles du grand Vatable (vers 1495-1547), qui n’est pas moins savant en grec qu’en hébreu.

L’enseignement du grec et de l’hébreu – des langues qui donnent accès aux Écritures dans le texte – se diffuse au sein de familles nobles de confession protestante. Après ses exploits précoces à domicile, Agrippa d’Aubigné, âgé d’à peine dix ans, quitte sa Saintonge natale pour rejoindre la pension parisienne ouverte par Mathieu Béroald (vers 1520-1576), un professeur d’humanités réputé, lui-même formé dans sa jeunesse au collège du cardinal Lemoine par son propre oncle, François Vatable. Mais Béroald et son brillant élève doivent bientôt fuir Paris : la guerre civile qui éclate en 1562 met brutalement un terme à une enfance bercée par les humanités.

Plan de l’exposition :

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes

Enfances Humanistes