Chapitre II
L’ENFANT, UN ÊTRE À FORMER
NOUVEAUX LIEUX, NOUVELLES INSTITUTIONS
DES RÉGENTS ET D’ANCIENS ÉLÈVES TÉMOIGNENT
BIBLIOTHÈQUE SONORE
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Début du parcours scolaire
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Quand il atteint l’âge de raison (cinq-sept ans), l’enfant commence son parcours scolaire dans une petite école, où il apprend à lire et à écrire en latin et en français, à compter, à chanter et à accomplir ses devoirs de bon catholique.
L’école paroissiale est ouverte à tous, même aux enfants issus des milieux protestants, mais elle n’est pas gratuite. La famille paye selon ses moyens et selon le programme scolaire que suivra l’enfant. On juge parfois que l’écriture n’est pas utile pour qui exercera un métier manuel ou que le latin est nécessaire seulement à ceux qui poursuivront leur éducation dans un collège.
Les petites écoles sont organisées à l’écart du voisinage et le plus près de l’église dans des salles spacieuses pouvant accueillir plusieurs dizaines d’enfants. Les murs sont couverts d’images saintes. Parmi les illustrations pieuses, une grande image du Jugement Dernier est accrochée pour faire peur aux enfants. En leur montrant l’Enfer et le Paradis, on veut les inciter à devenir sages et studieux.
Lors de l’admission de l’enfant, le maître interroge ses parents sur son avancement en piété et en instruction. Il note dans le registre toutes les informations nécessaires : À quel métier est-il destiné ? Est-il déjà capable de lire ou écrire ? A-t-il des notions de latin ? Est-il sage ou désobéissant ? Est-il en bonne santé ? L’école est une affaire sérieuse : les parents doivent revenir une fois par trimestre pour parler des progrès de l’enfant. Les écoliers particulièrement insubordonnés ou indolents peuvent être chassés de l’école.
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Ce sont d’abord les protestants qui insistent sur le fait que l’instruction est nécessaire aussi bien pour les garçons que pour les filles pour lire la Bible et connaître la doctrine religieuse.
Martin Luther, An die Radherrn aller stedte deutsches lands : das sie Christliche schulen auffrichtenn vnd halten sollen [Aux magistrats de toutes les villes allemandes pour les inviter à ouvrir et à entretenir des écoles chrétiennes], Erfurt, W. Sturm, 1524 © Heidelberg Universitätsbibliothek
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Saint Augustin est amené à l’école par ses parents. On confie l’enfant à un maître qui devrait être pour lui un exemple de vertus chrétiennes. La piété, la charité, la patience, la justice, la modestie sont parmi les qualités nécessaires dont il doit faire preuve.
Benozzo Gozzoli, Présentation d’Augustin à l’école de Tagaste, vers 1464-1465, fresque, église Sant’Agostino, San Gimignano (Photo : FL)
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Début du parcours scolaire
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Quand il atteint l’âge de raison (cinq-sept ans), l’enfant commence son parcours scolaire dans une petite école, où il apprend à lire et à écrire en latin et en français, à compter, à chanter et à accomplir ses devoirs de bon catholique.
L’école paroissiale est ouverte à tous, même aux enfants issus des milieux protestants, mais elle n’est pas gratuite. La famille paye selon ses moyens et selon le programme scolaire que suivra l’enfant. On juge parfois que l’écriture n’est pas utile pour qui exercera un métier manuel ou que le latin est nécessaire seulement à ceux qui poursuivront leur éducation dans un collège.
Les petites écoles sont organisées à l’écart du voisinage et le plus près de l’église dans des salles spacieuses pouvant accueillir plusieurs dizaines d’enfants. Les murs sont couverts d’images saintes. Parmi les illustrations pieuses, une grande image du Jugement Dernier est accrochée pour faire peur aux enfants. En leur montrant l’Enfer et le Paradis, on veut les inciter à devenir sages et studieux.
Lors de l’admission de l’enfant, le maître interroge ses parents sur son avancement en piété et en instruction. Il note dans le registre toutes les informations nécessaires : À quel métier est-il destiné ? Est-il déjà capable de lire ou écrire ? A-t-il des notions de latin ? Est-il sage ou désobéissant ? Est-il en bonne santé ? L’école est une affaire sérieuse : les parents doivent revenir une fois par trimestre pour parler des progrès de l’enfant. Les écoliers particulièrement insubordonnés ou indolents peuvent être chassés de l’école.
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Ce sont d’abord les protestants qui insistent sur le fait que l’instruction est nécessaire aussi bien pour les garçons que pour les filles pour lire la Bible et connaître la doctrine religieuse.
Martin Luther, An die Radherrn aller stedte deutsches lands : das sie Christliche schulen auffrichtenn vnd halten sollen [Aux magistrats de toutes les villes allemandes pour les inviter à ouvrir et à entretenir des écoles chrétiennes], Erfurt, W. Sturm, 1524 © Heidelberg Universitätsbibliothek
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Saint Augustin est amené à l’école par ses parents. On confie l’enfant à un maître qui devrait être pour lui un exemple de vertus chrétiennes. La piété, la charité, la patience, la justice, la modestie sont parmi les qualités nécessaires dont il doit faire preuve.
Benozzo Gozzoli, Présentation d’Augustin à l’école de Tagaste, vers 1464-1465, fresque, église Sant’Agostino, San Gimignano (Photo : FL)
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Début du parcours scolaire
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L’école paroissiale est ouverte à tous, même aux enfants issus des milieux protestants, mais elle n’est pas gratuite. La famille paye selon ses moyens et selon le programme scolaire que suivra l’enfant. On juge parfois que l’écriture n’est pas utile pour qui exercera un métier manuel ou que le latin est nécessaire seulement à ceux qui poursuivront leur éducation dans un collège.
Les petites écoles sont organisées à l’écart du voisinage et le plus près de l’église dans des salles spacieuses pouvant accueillir plusieurs dizaines d’enfants. Les murs sont couverts d’images saintes. Parmi les illustrations pieuses, une grande image du Jugement Dernier est accrochée pour faire peur aux enfants. En leur montrant l’Enfer et le Paradis, on veut les inciter à devenir sages et studieux.
Lors de l’admission de l’enfant, le maître interroge ses parents sur son avancement en piété et en instruction. Il note dans le registre toutes les informations nécessaires : À quel métier est-il destiné ? Est-il déjà capable de lire ou écrire ? A-t-il des notions de latin ? Est-il sage ou désobéissant ? Est-il en bonne santé ? L’école est une affaire sérieuse : les parents doivent revenir une fois par trimestre pour parler des progrès de l’enfant. Les écoliers particulièrement insubordonnés ou indolents peuvent être chassés de l’école.
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Martin Luther, An die Radherrn aller stedte deutsches lands : das sie Christliche schulen auffrichtenn vnd halten sollen [Aux magistrats de toutes les villes allemandes pour les inviter à ouvrir et à entretenir des écoles chrétiennes], Erfurt, W. Sturm, 1524 © Heidelberg Universitätsbibliothek
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Saint Augustin est amené à l’école par ses parents. On confie l’enfant à un maître qui devrait être pour lui un exemple de vertus chrétiennes. La piété, la charité, la patience, la justice, la modestie sont parmi les qualités nécessaires dont il doit faire preuve.
Benozzo Gozzoli, Présentation d’Augustin à l’école de Tagaste, vers 1464-1465, fresque, église Sant’Agostino, San Gimignano (Photo : FL)
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L’école paroissiale est ouverte à tous, même aux enfants issus des milieux protestants, mais elle n’est pas gratuite. La famille paye selon ses moyens et selon le programme scolaire que suivra l’enfant. On juge parfois que l’écriture n’est pas utile pour qui exercera un métier manuel ou que le latin est nécessaire seulement à ceux qui poursuivront leur éducation dans un collège.
Les petites écoles sont organisées à l’écart du voisinage et le plus près de l’église dans des salles spacieuses pouvant accueillir plusieurs dizaines d’enfants. Les murs sont couverts d’images saintes. Parmi les illustrations pieuses, une grande image du Jugement Dernier est accrochée pour faire peur aux enfants. En leur montrant l’Enfer et le Paradis, on veut les inciter à devenir sages et studieux.
Lors de l’admission de l’enfant, le maître interroge ses parents sur son avancement en piété et en instruction. Il note dans le registre toutes les informations nécessaires : À quel métier est-il destiné ? Est-il déjà capable de lire ou écrire ? A-t-il des notions de latin ? Est-il sage ou désobéissant ? Est-il en bonne santé ? L’école est une affaire sérieuse : les parents doivent revenir une fois par trimestre pour parler des progrès de l’enfant. Les écoliers particulièrement insubordonnés ou indolents peuvent être chassés de l’école.
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Martin Luther, An die Radherrn aller stedte deutsches lands : das sie Christliche schulen auffrichtenn vnd halten sollen [Aux magistrats de toutes les villes allemandes pour les inviter à ouvrir et à entretenir des écoles chrétiennes], Erfurt, W. Sturm, 1524 © Heidelberg Universitätsbibliothek
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