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Chapitre II

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L’Académie protestante de Saumur, l'adolescence sur les bords de la Loire

1599, Philippe Duplessis-Mornay fonde à Saumur, ville de sûreté protestante, un collège protestant de plein exercice, composé de cinq classes, dans lesquelles on enseigne le latin, le grec et l’hébreu, ainsi que la philosophie et les mathématiques. Après la signature de l’Édit de Nantes (1598) qui donne aux protestants le droit de créer des écoles, l’enjeu est d’offrir une formation intellectuelle, civique et religieuse aux fils de gentilshommes réformés. En 1606, l’établissement obtient le droit de dispenser des cours de théologie protestante et de délivrer le doctorat dans cette discipline pour former les futurs pasteurs. C’est ce qui lui confère son statut d’Académie. L’école commence à fonctionner vers 1613 et propose un enseignement de haut niveau jusqu’à sa suppression en 1685 au moment de la révocation de l’Édit de Nantes.

Duplessis-Mornay a des projets ambitieux pour son établissement et propose des postes de régents à des personnalités éminentes : le théologien John Cameron, qui fut le maître d’un autre grand professeur à Saumur, Moïse Amyrault ; le philosophe écossais Marc Duncan, auteur d’un compendium de logique, professeur de grec et de philosophie, puis principal de l’Académie à partir de 1617 ; le remarquable professeur d’hébreu Louis Cappel…

Le collège et l’Académie attirent de nombreux étudiants étrangers venus de Suisse, d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Angleterre ou de Pologne. Saumur devient au XVIIe siècle une ville cosmopolite avec une infrastructure développée pour accueillir la gent estudiantine étrangère, des logis, des pensions, des réseaux de précepteurs et des libraires qui vendent les livres religieux et scolaires.

Le curriculum commence avec l’apprentissage du latin, l’étude des textes classiques lus en version intégrale, la rhétorique et la composition. Tanneguy Le Fèvre, qui devient régent du grec et du latin à Saumur en 1649, conçoit sa propre méthode d’initiation aux humanités. Il souhaite que les langues anciennes s’apprennent comme des langues vivantes et s’efforce de faire revivre le monde ancien. Les jeunes élèves protestants apprennent le grec surtout pour lire le Nouveau Testament, mais Le Fèvre leur fait lire aussi des œuvres profanes dans ses propres éditions commentées. Dans la première moitié du XVIIe siècle, on présente encore dans le cadre des cours de philosophie des théories physiques ou astronomiques surannées, mais avec l’arrivée d’un nouveau régent en 1667, Jean-Robert Chouet, le collège s’ouvre à de nouvelles découvertes, aux expérimentations et même aux séances de dissection !

Les classes sont organisées, comme dans d’autres collèges, « à la romaine », avec des décuries et un régent qui veille à l’enseignement et à la discipline. À la différence du collège des Oratoriens, établi à Saumur depuis 1624, le collège et l’Académie n’ont pas de pensionnat. Au droit d’inscription que les étudiants payent chaque année, s’ajoutent donc le prix des pensions, les dépenses d’entretien, de papier et de livres, parfois de leçons particulières.

Les jeunes étudiants se lèvent à 5 heures du matin l’été et à 6 heures l’hiver pour se rendre en cours et au prêche, mais disposent de temps libre en fin d’après-midi. Ils en profitent pour faire une promenade en ville, se baigner dans la Loire ou aller au jeu de paume, ce qui tourne parfois à la bagarre.

L’Académie protestante de Saumur, l'adolescence sur les bords de la Loire

1599, Philippe Duplessis-Mornay fonde à Saumur, ville de sûreté protestante, un collège protestant de plein exercice, composé de cinq classes, dans lesquelles on enseigne le latin, le grec et l’hébreu, ainsi que la philosophie et les mathématiques. Après la signature de l’Édit de Nantes (1598) qui donne aux protestants le droit de créer des écoles, l’enjeu est d’offrir une formation intellectuelle, civique et religieuse aux fils de gentilshommes réformés. En 1606, l’établissement obtient le droit de dispenser des cours de théologie protestante et de délivrer le doctorat dans cette discipline pour former les futurs pasteurs. C’est ce qui lui confère son statut d’Académie. L’école commence à fonctionner vers 1613 et propose un enseignement de haut niveau jusqu’à sa suppression en 1685 au moment de la révocation de l’Édit de Nantes.

Duplessis-Mornay a des projets ambitieux pour son établissement et propose des postes de régents à des personnalités éminentes : le théologien John Cameron, qui fut le maître d’un autre grand professeur à Saumur, Moïse Amyrault ; le philosophe écossais Marc Duncan, auteur d’un compendium de logique, professeur de grec et de philosophie, puis principal de l’Académie à partir de 1617 ; le remarquable professeur d’hébreu Louis Cappel…

Le collège et l’Académie attirent de nombreux étudiants étrangers venus de Suisse, d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Angleterre ou de Pologne. Saumur devient au XVIIe siècle une ville cosmopolite avec une infrastructure développée pour accueillir la gent estudiantine étrangère, des logis, des pensions, des réseaux de précepteurs et des libraires qui vendent les livres religieux et scolaires.

Le curriculum commence avec l’apprentissage du latin, l’étude des textes classiques lus en version intégrale, la rhétorique et la composition. Tanneguy Le Fèvre, qui devient régent du grec et du latin à Saumur en 1649, conçoit sa propre méthode d’initiation aux humanités. Il souhaite que les langues anciennes s’apprennent comme des langues vivantes et s’efforce de faire revivre le monde ancien. Les jeunes élèves protestants apprennent le grec surtout pour lire le Nouveau Testament, mais Le Fèvre leur fait lire aussi des œuvres profanes dans ses propres éditions commentées. Dans la première moitié du XVIIe siècle, on présente encore dans le cadre des cours de philosophie des théories physiques ou astronomiques surannées, mais avec l’arrivée d’un nouveau régent en 1667, Jean-Robert Chouet, le collège s’ouvre à de nouvelles découvertes, aux expérimentations et même aux séances de dissection !

Les classes sont organisées, comme dans d’autres collèges, « à la romaine », avec des décuries et un régent qui veille à l’enseignement et à la discipline. À la différence du collège des Oratoriens, établi à Saumur depuis 1624, le collège et l’Académie n’ont pas de pensionnat. Au droit d’inscription que les étudiants payent chaque année, s’ajoutent donc le prix des pensions, les dépenses d’entretien, de papier et de livres, parfois de leçons particulières.

Les jeunes étudiants se lèvent à 5 heures du matin l’été et à 6 heures l’hiver pour se rendre en cours et au prêche, mais disposent de temps libre en fin d’après-midi. Ils en profitent pour faire une promenade en ville, se baigner dans la Loire ou aller au jeu de paume, ce qui tourne parfois à la bagarre.

L’Académie protestante de Saumur, l'adolescence sur les bords de la Loire

1599, Philippe Duplessis-Mornay fonde à Saumur, ville de sûreté protestante, un collège protestant de plein exercice, composé de cinq classes, dans lesquelles on enseigne le latin, le grec et l’hébreu, ainsi que la philosophie et les mathématiques. Après la signature de l’Édit de Nantes (1598) qui donne aux protestants le droit de créer des écoles, l’enjeu est d’offrir une formation intellectuelle, civique et religieuse aux fils de gentilshommes réformés. En 1606, l’établissement obtient le droit de dispenser des cours de théologie protestante et de délivrer le doctorat dans cette discipline pour former les futurs pasteurs. C’est ce qui lui confère son statut d’Académie. L’école commence à fonctionner vers 1613 et propose un enseignement de haut niveau jusqu’à sa suppression en 1685 au moment de la révocation de l’Édit de Nantes.

Duplessis-Mornay a des projets ambitieux pour son établissement et propose des postes de régents à des personnalités éminentes : le théologien John Cameron, qui fut le maître d’un autre grand professeur à Saumur, Moïse Amyrault ; le philosophe écossais Marc Duncan, auteur d’un compendium de logique, professeur de grec et de philosophie, puis principal de l’Académie à partir de 1617 ; le remarquable professeur d’hébreu Louis Cappel…

Le collège et l’Académie attirent de nombreux étudiants étrangers venus de Suisse, d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Angleterre ou de Pologne. Saumur devient au XVIIe siècle une ville cosmopolite avec une infrastructure développée pour accueillir la gent estudiantine étrangère, des logis, des pensions, des réseaux de précepteurs et des libraires qui vendent les livres religieux et scolaires.

Le curriculum commence avec l’apprentissage du latin, l’étude des textes classiques lus en version intégrale, la rhétorique et la composition. Tanneguy Le Fèvre, qui devient régent du grec et du latin à Saumur en 1649, conçoit sa propre méthode d’initiation aux humanités. Il souhaite que les langues anciennes s’apprennent comme des langues vivantes et s’efforce de faire revivre le monde ancien. Les jeunes élèves protestants apprennent le grec surtout pour lire le Nouveau Testament, mais Le Fèvre leur fait lire aussi des œuvres profanes dans ses propres éditions commentées. Dans la première moitié du XVIIe siècle, on présente encore dans le cadre des cours de philosophie des théories physiques ou astronomiques surannées, mais avec l’arrivée d’un nouveau régent en 1667, Jean-Robert Chouet, le collège s’ouvre à de nouvelles découvertes, aux expérimentations et même aux séances de dissection !

Les classes sont organisées, comme dans d’autres collèges, « à la romaine », avec des décuries et un régent qui veille à l’enseignement et à la discipline. À la différence du collège des Oratoriens, établi à Saumur depuis 1624, le collège et l’Académie n’ont pas de pensionnat. Au droit d’inscription que les étudiants payent chaque année, s’ajoutent donc le prix des pensions, les dépenses d’entretien, de papier et de livres, parfois de leçons particulières.

Les jeunes étudiants se lèvent à 5 heures du matin l’été et à 6 heures l’hiver pour se rendre en cours et au prêche, mais disposent de temps libre en fin d’après-midi. Ils en profitent pour faire une promenade en ville, se baigner dans la Loire ou aller au jeu de paume, ce qui tourne parfois à la bagarre.

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L’Académie protestante de Saumur, l'adolescence sur les bords de la Loire

1599, Philippe Duplessis-Mornay fonde à Saumur, ville de sûreté protestante, un collège protestant de plein exercice, composé de cinq classes, dans lesquelles on enseigne le latin, le grec et l’hébreu, ainsi que la philosophie et les mathématiques. Après la signature de l’Édit de Nantes (1598) qui donne aux protestants le droit de créer des écoles, l’enjeu est d’offrir une formation intellectuelle, civique et religieuse aux fils de gentilshommes réformés. En 1606, l’établissement obtient le droit de dispenser des cours de théologie protestante et de délivrer le doctorat dans cette discipline pour former les futurs pasteurs. C’est ce qui lui confère son statut d’Académie. L’école commence à fonctionner vers 1613 et propose un enseignement de haut niveau jusqu’à sa suppression en 1685 au moment de la révocation de l’Édit de Nantes.

Duplessis-Mornay a des projets ambitieux pour son établissement et propose des postes de régents à des personnalités éminentes : le théologien John Cameron, qui fut le maître d’un autre grand professeur à Saumur, Moïse Amyrault ; le philosophe écossais Marc Duncan, auteur d’un compendium de logique, professeur de grec et de philosophie, puis principal de l’Académie à partir de 1617 ; le remarquable professeur d’hébreu Louis Cappel…

Le collège et l’Académie attirent de nombreux étudiants étrangers venus de Suisse, d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Angleterre ou de Pologne. Saumur devient au XVIIe siècle une ville cosmopolite avec une infrastructure développée pour accueillir la gent estudiantine étrangère, des logis, des pensions, des réseaux de précepteurs et des libraires qui vendent les livres religieux et scolaires.

Le curriculum commence avec l’apprentissage du latin, l’étude des textes classiques lus en version intégrale, la rhétorique et la composition. Tanneguy Le Fèvre, qui devient régent du grec et du latin à Saumur en 1649, conçoit sa propre méthode d’initiation aux humanités. Il souhaite que les langues anciennes s’apprennent comme des langues vivantes et s’efforce de faire revivre le monde ancien. Les jeunes élèves protestants apprennent le grec surtout pour lire le Nouveau Testament, mais Le Fèvre leur fait lire aussi des œuvres profanes dans ses propres éditions commentées. Dans la première moitié du XVIIe siècle, on présente encore dans le cadre des cours de philosophie des théories physiques ou astronomiques surannées, mais avec l’arrivée d’un nouveau régent en 1667, Jean-Robert Chouet, le collège s’ouvre à de nouvelles découvertes, aux expérimentations et même aux séances de dissection !

Les classes sont organisées, comme dans d’autres collèges, « à la romaine », avec des décuries et un régent qui veille à l’enseignement et à la discipline. À la différence du collège des Oratoriens, établi à Saumur depuis 1624, le collège et l’Académie n’ont pas de pensionnat. Au droit d’inscription que les étudiants payent chaque année, s’ajoutent donc le prix des pensions, les dépenses d’entretien, de papier et de livres, parfois de leçons particulières.

Les jeunes étudiants se lèvent à 5 heures du matin l’été et à 6 heures l’hiver pour se rendre en cours et au prêche, mais disposent de temps libre en fin d’après-midi. Ils en profitent pour faire une promenade en ville, se baigner dans la Loire ou aller au jeu de paume, ce qui tourne parfois à la bagarre.

Enfances Humanistes

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