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Bangladesh

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Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • Le Bangladesh est situé au nord du Golfe du Bengale, frontalier de l’Inde qui entoure son territoire sauf sur une petite frontière en commun avec la Birmanie. Partie orientale de l’ancien territoire du Bengale, conquis par les Musulmans au XIIe siècle, sous domination coloniale britannique à partir du XVIIIe siècle, le Bengladesh résulte d’une séparation en deux territoires qui s’inscrit dans le processus plus global de partition de l’Inde, en 1947. Comme en Inde, le partage du Bengale s’opère sur critères de confession religieuse. Ainsi, l’actuel territoire devient à partir de 1955 le « Pakistan oriental », placé sous domination pakistanaise jusqu’en 1971, qui marque l’indépendance du Bangladesh, institué République parlementaire, dont l'islam est religion d'État.
  • La politique linguistique d’unilinguisme instaure le bengali seule langue officielle, langue première de plus de 80% de la population, langue véhiculaire majoritaire au sein de l’espace social. La langue bengali présente une situation de « diglossie » au sens classique (Ferguson 1959*), distingue une variété littéraire ancienne : shadhubhasha, dont l’écriture est issue du sanskrit, et une variété plus populaire mais néanmoins standardisée : choltibhasha, qui constitue le véhiculaire majoritaire et le standard enseigné à l’école. Le système d’écriture du bengali est dit « semi-syllabaire », combine le principe alphabétique (une lettre = un phonème) à un ensemble de graphies représentant des syllabes. A l’oral, le bengali se réalise à travers de multiples variétés dialectales régionales, qui restent inter-compréhensibles.
  • Dans la société bangladaise, en particulier dans les médias (presse, radio, cinéma) circulent aussi l’hindi, ou encore l’ourdou, langue du Pakistan, le dernier colonisateur, devenues langues distinctes lors de la partition, « aménagées » comme différentes, séparées par graphies (devanagari, alphabet arabe adapté), l’identité visuelle de la langue, chacune renforçant aussi ses (af)filiations, construisant son corpus, l’une par emprunt au sanskrit, l’autre au persan et à l'arabe. Héritée de la colonisation britannique, l’anglais est aussi très présent au Bangladesh, en particulier dans l’éducation et le milieu professionnel, mais le pays maintient cependant sa politique d’unilinguisme officiel qui fait du bengali la première langue de scolarisation.

* FERGUSON C., 1959 : « Diglossia », in Word, XV : 325-340.

Plan de l’exposition →
Imaginaires plurilingues entre familles et écoles : expériences, parcours, démarches didactiques

Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • Le Bangladesh est situé au nord du Golfe du Bengale, frontalier de l’Inde qui entoure son territoire sauf sur une petite frontière en commun avec la Birmanie. Partie orientale de l’ancien territoire du Bengale, conquis par les Musulmans au XIIe siècle, sous domination coloniale britannique à partir du XVIIIe siècle, le Bengladesh résulte d’une séparation en deux territoires qui s’inscrit dans le processus plus global de partition de l’Inde, en 1947. Comme en Inde, le partage du Bengale s’opère sur critères de confession religieuse. Ainsi, l’actuel territoire devient à partir de 1955 le « Pakistan oriental », placé sous domination pakistanaise jusqu’en 1971, qui marque l’indépendance du Bangladesh, institué République parlementaire, dont l'islam est religion d'État.
  • La politique linguistique d’unilinguisme instaure le bengali seule langue officielle, langue première de plus de 80% de la population, langue véhiculaire majoritaire au sein de l’espace social. La langue bengali présente une situation de « diglossie » au sens classique (Ferguson 1959*), distingue une variété littéraire ancienne : shadhubhasha, dont l’écriture est issue du sanskrit, et une variété plus populaire mais néanmoins standardisée : choltibhasha, qui constitue le véhiculaire majoritaire et le standard enseigné à l’école. Le système d’écriture du bengali est dit « semi-syllabaire », combine le principe alphabétique (une lettre = un phonème) à un ensemble de graphies représentant des syllabes. A l’oral, le bengali se réalise à travers de multiples variétés dialectales régionales, qui restent inter-compréhensibles.
  • Dans la société bangladaise, en particulier dans les médias (presse, radio, cinéma) circulent aussi l’hindi, ou encore l’ourdou, langue du Pakistan, le dernier colonisateur, devenues langues distinctes lors de la partition, « aménagées » comme différentes, séparées par graphies (devanagari, alphabet arabe adapté), l’identité visuelle de la langue, chacune renforçant aussi ses (af)filiations, construisant son corpus, l’une par emprunt au sanskrit, l’autre au persan et à l'arabe. Héritée de la colonisation britannique, l’anglais est aussi très présent au Bangladesh, en particulier dans l’éducation et le milieu professionnel, mais le pays maintient cependant sa politique d’unilinguisme officiel qui fait du bengali la première langue de scolarisation.

* FERGUSON C., 1959 : « Diglossia », in Word, XV : 325-340.

Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • Le Bangladesh est situé au nord du Golfe du Bengale, frontalier de l’Inde qui entoure son territoire sauf sur une petite frontière en commun avec la Birmanie. Partie orientale de l’ancien territoire du Bengale, conquis par les Musulmans au XIIe siècle, sous domination coloniale britannique à partir du XVIIIe siècle, le Bengladesh résulte d’une séparation en deux territoires qui s’inscrit dans le processus plus global de partition de l’Inde, en 1947. Comme en Inde, le partage du Bengale s’opère sur critères de confession religieuse. Ainsi, l’actuel territoire devient à partir de 1955 le « Pakistan oriental », placé sous domination pakistanaise jusqu’en 1971, qui marque l’indépendance du Bangladesh, institué République parlementaire, dont l'islam est religion d'État.
  • La politique linguistique d’unilinguisme instaure le bengali seule langue officielle, langue première de plus de 80% de la population, langue véhiculaire majoritaire au sein de l’espace social. La langue bengali présente une situation de « diglossie » au sens classique (Ferguson 1959*), distingue une variété littéraire ancienne : shadhubhasha, dont l’écriture est issue du sanskrit, et une variété plus populaire mais néanmoins standardisée : choltibhasha, qui constitue le véhiculaire majoritaire et le standard enseigné à l’école. Le système d’écriture du bengali est dit « semi-syllabaire », combine le principe alphabétique (une lettre = un phonème) à un ensemble de graphies représentant des syllabes. A l’oral, le bengali se réalise à travers de multiples variétés dialectales régionales, qui restent inter-compréhensibles.
  • Dans la société bangladaise, en particulier dans les médias (presse, radio, cinéma) circulent aussi l’hindi, ou encore l’ourdou, langue du Pakistan, le dernier colonisateur, devenues langues distinctes lors de la partition, « aménagées » comme différentes, séparées par graphies (devanagari, alphabet arabe adapté), l’identité visuelle de la langue, chacune renforçant aussi ses (af)filiations, construisant son corpus, l’une par emprunt au sanskrit, l’autre au persan et à l'arabe. Héritée de la colonisation britannique, l’anglais est aussi très présent au Bangladesh, en particulier dans l’éducation et le milieu professionnel, mais le pays maintient cependant sa politique d’unilinguisme officiel qui fait du bengali la première langue de scolarisation.

* FERGUSON C., 1959 : « Diglossia », in Word, XV : 325-340.

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Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • Le Bangladesh est situé au nord du Golfe du Bengale, frontalier de l’Inde qui entoure son territoire sauf sur une petite frontière en commun avec la Birmanie. Partie orientale de l’ancien territoire du Bengale, conquis par les Musulmans au XIIe siècle, sous domination coloniale britannique à partir du XVIIIe siècle, le Bengladesh résulte d’une séparation en deux territoires qui s’inscrit dans le processus plus global de partition de l’Inde, en 1947. Comme en Inde, le partage du Bengale s’opère sur critères de confession religieuse. Ainsi, l’actuel territoire devient à partir de 1955 le « Pakistan oriental », placé sous domination pakistanaise jusqu’en 1971, qui marque l’indépendance du Bangladesh, institué République parlementaire, dont l'islam est religion d'État.
  • La politique linguistique d’unilinguisme instaure le bengali seule langue officielle, langue première de plus de 80% de la population, langue véhiculaire majoritaire au sein de l’espace social. La langue bengali présente une situation de « diglossie » au sens classique (Ferguson 1959*), distingue une variété littéraire ancienne : shadhubhasha, dont l’écriture est issue du sanskrit, et une variété plus populaire mais néanmoins standardisée : choltibhasha, qui constitue le véhiculaire majoritaire et le standard enseigné à l’école. Le système d’écriture du bengali est dit « semi-syllabaire », combine le principe alphabétique (une lettre = un phonème) à un ensemble de graphies représentant des syllabes. A l’oral, le bengali se réalise à travers de multiples variétés dialectales régionales, qui restent inter-compréhensibles.
  • Dans la société bangladaise, en particulier dans les médias (presse, radio, cinéma) circulent aussi l’hindi, ou encore l’ourdou, langue du Pakistan, le dernier colonisateur, devenues langues distinctes lors de la partition, « aménagées » comme différentes, séparées par graphies (devanagari, alphabet arabe adapté), l’identité visuelle de la langue, chacune renforçant aussi ses (af)filiations, construisant son corpus, l’une par emprunt au sanskrit, l’autre au persan et à l'arabe. Héritée de la colonisation britannique, l’anglais est aussi très présent au Bangladesh, en particulier dans l’éducation et le milieu professionnel, mais le pays maintient cependant sa politique d’unilinguisme officiel qui fait du bengali la première langue de scolarisation.

* FERGUSON C., 1959 : « Diglossia », in Word, XV : 325-340.

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