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Corée du Sud

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Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • La Corée, en Asie de l’Est, forme une péninsule, frontalière au nord de la Chine et de la Russie, baignée entre la mer jaune et la mer du Japon, dont les côtes sont à environ 1000 km de celles de la Corée. Sous protectorat autoritaire du Japon jusqu’à sa capitulation en 1945, la Corée est alors partagée en deux territoires administrés, au nord par l’Union Soviétique, au sud par les Etats-Unis. Les premières élections, en 1948, produisent des troubles fort, une guerre civile éclate, s’achèvera avec l’armistice de 1953, mais dont l’effet est de renforcer la scission. Deux Etats ont émergé, encore officiellement en guerre, chacun revendiquant depuis l’intégralité du territoire, la République populaire, dite Corée du Nord, gouvernée par régime totalitaire, et la République de Corée du Sud, démocratie représentative à orientation capitaliste.
  • Au Nord comme au Sud, la population coréenne est estimée particulièrement homogène sur les plans ethnique et linguistique, près de 97% déclare le coréen comme première langue. Après avoir été considéré comme appartenant à la famille altaïque, le coréen a été reconnu comme formant un « isolat linguistique », une famille coréanique, dans laquelle s’inscrit aussi, exception à la règle, le jeju, vernaculaire de la seule minorité autochtone distinguée en Corée, sur l’île de Jéju, classé par l’UNESCO comme « critically endangered » (Atlas des langues en danger).
  • Le Nord comme le Sud défendent une politique d’unilinguisme d’Etat à la faveur du coréen, dont le statut de « langue officielle », non légiféré, est instauré de facto, en usage dans tous les domaines formels, la vie politique et administrative, les médias, la scolarisation. Mais si les deux territoires partagent « la même langue », leur histoire socio-politique produit des différences, l’aménagement du lexique, notamment, reflétant de part et d’autre de la frontière des jeux d’influences distinctes, le russe au nord, l’anglais au sud, éloignant symboliquement deux variétés.
  • Si le coréen s’est longtemps écrit au moyen des caractères chinois, un alphabet moins complexe et plus approprié a été inventé au XVe siècle, le Hangul, « considéré comme l'un des systèmes d'écriture les plus rationnels utilisés dans le monde » (Leclerc, 2018). Interdite jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette écriture est réhabilitée par les autorités japonaises, juste avant le protectorat (1894), marquant le rejet symbolique de l’hégémonie chinoise, mais c’est surtout à l’indépendance le Hangul prend son essor et permet d’alphabétiser les populations, au Nord comme au Sud, avec cependant des différences car les pratiques des Sud-Coréens instruits associent le Hangul et des idéogrammes chinois.
  • La Corée du Sud est un pays à l’économie très dynamique et dont le système éducatif est connu pour être parmi les plus performants, mais aussi parmi les plus éprouvants pour les élèves, surentrainés à apprendre, jusqu’à l’obsession, parfois l’épuisement (Le Monde, 18 oct. 2018). Si le coréen est l’unique langue de scolarisation du primaire à l’université, l’anglais est aussi introduit très tôt, dès les premières classes, et devient rapidement une langue seconde pour les élèves. D’autres langues, l’allemand, le français, sont enseignées dans le secondaire.
Plan de l’exposition →
Imaginaires plurilingues entre familles et écoles : expériences, parcours, démarches didactiques

Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • La Corée, en Asie de l’Est, forme une péninsule, frontalière au nord de la Chine et de la Russie, baignée entre la mer jaune et la mer du Japon, dont les côtes sont à environ 1000 km de celles de la Corée. Sous protectorat autoritaire du Japon jusqu’à sa capitulation en 1945, la Corée est alors partagée en deux territoires administrés, au nord par l’Union Soviétique, au sud par les Etats-Unis. Les premières élections, en 1948, produisent des troubles fort, une guerre civile éclate, s’achèvera avec l’armistice de 1953, mais dont l’effet est de renforcer la scission. Deux Etats ont émergé, encore officiellement en guerre, chacun revendiquant depuis l’intégralité du territoire, la République populaire, dite Corée du Nord, gouvernée par régime totalitaire, et la République de Corée du Sud, démocratie représentative à orientation capitaliste.
  • Au Nord comme au Sud, la population coréenne est estimée particulièrement homogène sur les plans ethnique et linguistique, près de 97% déclare le coréen comme première langue. Après avoir été considéré comme appartenant à la famille altaïque, le coréen a été reconnu comme formant un « isolat linguistique », une famille coréanique, dans laquelle s’inscrit aussi, exception à la règle, le jeju, vernaculaire de la seule minorité autochtone distinguée en Corée, sur l’île de Jéju, classé par l’UNESCO comme « critically endangered » (Atlas des langues en danger).
  • Le Nord comme le Sud défendent une politique d’unilinguisme d’Etat à la faveur du coréen, dont le statut de « langue officielle », non légiféré, est instauré de facto, en usage dans tous les domaines formels, la vie politique et administrative, les médias, la scolarisation. Mais si les deux territoires partagent « la même langue », leur histoire socio-politique produit des différences, l’aménagement du lexique, notamment, reflétant de part et d’autre de la frontière des jeux d’influences distinctes, le russe au nord, l’anglais au sud, éloignant symboliquement deux variétés.
  • Si le coréen s’est longtemps écrit au moyen des caractères chinois, un alphabet moins complexe et plus approprié a été inventé au XVe siècle, le Hangul, « considéré comme l'un des systèmes d'écriture les plus rationnels utilisés dans le monde » (Leclerc, 2018). Interdite jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette écriture est réhabilitée par les autorités japonaises, juste avant le protectorat (1894), marquant le rejet symbolique de l’hégémonie chinoise, mais c’est surtout à l’indépendance le Hangul prend son essor et permet d’alphabétiser les populations, au Nord comme au Sud, avec cependant des différences car les pratiques des Sud-Coréens instruits associent le Hangul et des idéogrammes chinois.
  • La Corée du Sud est un pays à l’économie très dynamique et dont le système éducatif est connu pour être parmi les plus performants, mais aussi parmi les plus éprouvants pour les élèves, surentrainés à apprendre, jusqu’à l’obsession, parfois l’épuisement (Le Monde, 18 oct. 2018). Si le coréen est l’unique langue de scolarisation du primaire à l’université, l’anglais est aussi introduit très tôt, dès les premières classes, et devient rapidement une langue seconde pour les élèves. D’autres langues, l’allemand, le français, sont enseignées dans le secondaire.

Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • La Corée, en Asie de l’Est, forme une péninsule, frontalière au nord de la Chine et de la Russie, baignée entre la mer jaune et la mer du Japon, dont les côtes sont à environ 1000 km de celles de la Corée. Sous protectorat autoritaire du Japon jusqu’à sa capitulation en 1945, la Corée est alors partagée en deux territoires administrés, au nord par l’Union Soviétique, au sud par les Etats-Unis. Les premières élections, en 1948, produisent des troubles fort, une guerre civile éclate, s’achèvera avec l’armistice de 1953, mais dont l’effet est de renforcer la scission. Deux Etats ont émergé, encore officiellement en guerre, chacun revendiquant depuis l’intégralité du territoire, la République populaire, dite Corée du Nord, gouvernée par régime totalitaire, et la République de Corée du Sud, démocratie représentative à orientation capitaliste.
  • Au Nord comme au Sud, la population coréenne est estimée particulièrement homogène sur les plans ethnique et linguistique, près de 97% déclare le coréen comme première langue. Après avoir été considéré comme appartenant à la famille altaïque, le coréen a été reconnu comme formant un « isolat linguistique », une famille coréanique, dans laquelle s’inscrit aussi, exception à la règle, le jeju, vernaculaire de la seule minorité autochtone distinguée en Corée, sur l’île de Jéju, classé par l’UNESCO comme « critically endangered » (Atlas des langues en danger).
  • Le Nord comme le Sud défendent une politique d’unilinguisme d’Etat à la faveur du coréen, dont le statut de « langue officielle », non légiféré, est instauré de facto, en usage dans tous les domaines formels, la vie politique et administrative, les médias, la scolarisation. Mais si les deux territoires partagent « la même langue », leur histoire socio-politique produit des différences, l’aménagement du lexique, notamment, reflétant de part et d’autre de la frontière des jeux d’influences distinctes, le russe au nord, l’anglais au sud, éloignant symboliquement deux variétés.
  • Si le coréen s’est longtemps écrit au moyen des caractères chinois, un alphabet moins complexe et plus approprié a été inventé au XVe siècle, le Hangul, « considéré comme l'un des systèmes d'écriture les plus rationnels utilisés dans le monde » (Leclerc, 2018). Interdite jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette écriture est réhabilitée par les autorités japonaises, juste avant le protectorat (1894), marquant le rejet symbolique de l’hégémonie chinoise, mais c’est surtout à l’indépendance le Hangul prend son essor et permet d’alphabétiser les populations, au Nord comme au Sud, avec cependant des différences car les pratiques des Sud-Coréens instruits associent le Hangul et des idéogrammes chinois.
  • La Corée du Sud est un pays à l’économie très dynamique et dont le système éducatif est connu pour être parmi les plus performants, mais aussi parmi les plus éprouvants pour les élèves, surentrainés à apprendre, jusqu’à l’obsession, parfois l’épuisement (Le Monde, 18 oct. 2018). Si le coréen est l’unique langue de scolarisation du primaire à l’université, l’anglais est aussi introduit très tôt, dès les premières classes, et devient rapidement une langue seconde pour les élèves. D’autres langues, l’allemand, le français, sont enseignées dans le secondaire.

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Petite notice de contextualisation pour situer les univers langagiers de socialisation initiale

  • La Corée, en Asie de l’Est, forme une péninsule, frontalière au nord de la Chine et de la Russie, baignée entre la mer jaune et la mer du Japon, dont les côtes sont à environ 1000 km de celles de la Corée. Sous protectorat autoritaire du Japon jusqu’à sa capitulation en 1945, la Corée est alors partagée en deux territoires administrés, au nord par l’Union Soviétique, au sud par les Etats-Unis. Les premières élections, en 1948, produisent des troubles fort, une guerre civile éclate, s’achèvera avec l’armistice de 1953, mais dont l’effet est de renforcer la scission. Deux Etats ont émergé, encore officiellement en guerre, chacun revendiquant depuis l’intégralité du territoire, la République populaire, dite Corée du Nord, gouvernée par régime totalitaire, et la République de Corée du Sud, démocratie représentative à orientation capitaliste.
  • Au Nord comme au Sud, la population coréenne est estimée particulièrement homogène sur les plans ethnique et linguistique, près de 97% déclare le coréen comme première langue. Après avoir été considéré comme appartenant à la famille altaïque, le coréen a été reconnu comme formant un « isolat linguistique », une famille coréanique, dans laquelle s’inscrit aussi, exception à la règle, le jeju, vernaculaire de la seule minorité autochtone distinguée en Corée, sur l’île de Jéju, classé par l’UNESCO comme « critically endangered » (Atlas des langues en danger).
  • Le Nord comme le Sud défendent une politique d’unilinguisme d’Etat à la faveur du coréen, dont le statut de « langue officielle », non légiféré, est instauré de facto, en usage dans tous les domaines formels, la vie politique et administrative, les médias, la scolarisation. Mais si les deux territoires partagent « la même langue », leur histoire socio-politique produit des différences, l’aménagement du lexique, notamment, reflétant de part et d’autre de la frontière des jeux d’influences distinctes, le russe au nord, l’anglais au sud, éloignant symboliquement deux variétés.
  • Si le coréen s’est longtemps écrit au moyen des caractères chinois, un alphabet moins complexe et plus approprié a été inventé au XVe siècle, le Hangul, « considéré comme l'un des systèmes d'écriture les plus rationnels utilisés dans le monde » (Leclerc, 2018). Interdite jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette écriture est réhabilitée par les autorités japonaises, juste avant le protectorat (1894), marquant le rejet symbolique de l’hégémonie chinoise, mais c’est surtout à l’indépendance le Hangul prend son essor et permet d’alphabétiser les populations, au Nord comme au Sud, avec cependant des différences car les pratiques des Sud-Coréens instruits associent le Hangul et des idéogrammes chinois.
  • La Corée du Sud est un pays à l’économie très dynamique et dont le système éducatif est connu pour être parmi les plus performants, mais aussi parmi les plus éprouvants pour les élèves, surentrainés à apprendre, jusqu’à l’obsession, parfois l’épuisement (Le Monde, 18 oct. 2018). Si le coréen est l’unique langue de scolarisation du primaire à l’université, l’anglais est aussi introduit très tôt, dès les premières classes, et devient rapidement une langue seconde pour les élèves. D’autres langues, l’allemand, le français, sont enseignées dans le secondaire.

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